LE BLOG DANS L'HERBE

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•  Aux antipodes

le 01 fév 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Au jeu du hasard des programmes culturels, on ne gagne pas à tous les coups ! Pourtant, la représentation de vendredi soir m’inspirait. Jugez-en plutôt : un chorégraphe samoan (Lemi Ponifasio), un chef maori sur scène (Tama Iti), des inspirations variées (haka, danses rituelles des Samoa, Shakespeare, zen japonais…) et un propos philosophique intéressant (la résistance à l’oppression, le terrorisme…).

Certes, l’ouverture de la pièce a tenu ses promesses : au moment exact où la salle a basculé dans le noir complet, a retenti un coup de tonnerre, suivi du bruit d’une tempête (jusque-là, on reste dans le sujet), impressionnant. Ce n’était pas réellement assourdissant, au sens où mes tympans ne se sont pas sentis agressés, mais le roulement du tonnerre prenait aux tripes, au sens propre : toute ma cage thoracique vibrait. J’étais donc en particulièrement bonne condition pour assister à la suite, que j’attendais remuante, vibrante.

Las… Au bout de 45 minutes, luttant contre le sommeil, j’ai finalement décidé de suivre l’exemple de mes voisins et ai quitté la salle. C’était la première fois que je quittais un théâtre avant la fin de la représentation ! Je ne saurais blâmer les danseurs, dont l’exécution était parfaite, mais la lenteur de l’histoire (que je n’ai pas comprise) et la répétition des scènes étaient ennuyeuses. Des moines zen en robe noire qui se frappaient les cuisses puis partaient à petits pas, le bras levé, au guerrier samoan qui marchait à quatre pattes, tournant en rond dans un carré de lumière (pour symboliser l’enfermement ?), rien ne m’a parlé.

J’ai essayé, vraiment, de comprendre ce spectacle venu de l’autre côté du monde, mais c’était aux antipodes de ce à quoi je m’attendais, et je n’ai malheureusement pas réussi à m’y faire.

De la confiture dans les oreilles




•  A l’annĂ©e prochaine !

le 01 fév 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Pour le dernier spectacle de mon abonnement à Suresnes Cité Danse, j’ai assisté hier soir à la représentation de « BuanaTtitude », de B-Boy Junior, et
d’« Asphalte », chorégraphié par Pierre Rigal. Les deux parties étaient très différentes, mais cette fois, je peux dire que j’ai nettement préféré la première.

Certes, la performance des danseurs d’Asphalte était de grande qualité, mais la mise en scène m’a empêché d’en apprécier la beauté. La majorité du temps, on ne les voit qu’en ombre chinoise, devant un vaste parallélépipède lumineux (aux couleurs changeantes) et la chorégraphie consiste principalement à les faire se mouvoir comme des robots. Il faut bien que je l’avoue cependant, le commentaire du prospectus m’avait passablement aigrie et il est donc possible que je n’ai pas été de fort bonne volonté. Et puis j’ai sans doute pâti du contraste entre la première et la deuxième partie…

En effet, le solo de B-Boy Junior était particulièrement époustouflant ! Autour d’une interrogation sur ses origines (congolaises), le danseur a monté un spectacle à la fois drôle et touchant où s’intercalent des démonstrations de breakdance. Je ne pensais pas être capable de rester bouche bée pendant 40 minutes… et bien si !

Je ne connaissais jusque-là pas grand-chose au hip hop, et je ne le connais guère mieux maintenant, mais je sais déjà que, l’an prochain, Suresnes me reverra !

De la confiture dans les oreilles




•  La collection pique sa crise

le 30 jan 2010 dans Court Métrage, Le Blog, Vidéo - Aucun commentaire

165175.81Comme chaque annĂ©e,  La Collection, produite par les programmes courts et crĂ©ation de Canal +  propose de dĂ©couvrir et d’aider des jeunes rĂ©alisateurs plein d’avenir. Les candidats au concours doivent Ă©crire de vrais rĂ´les de composition pour l’artiste de leur choix.

Cette annĂ©e « LA COLLECTION PIQUE SA CRISE ».

Agnès ( la crĂ©atrice des hybrides de l’Ă©dition 2009)  a participĂ© Ă  l’un de ces courts mĂ©trages, toujours fidèle au poste de dĂ©coratrice :

Changement de Cap est une comĂ©die de JĂ©rĂ´me Bleitrach avec Didier Wampas et raconte les aventures d’ un homme d’affaires, Ă©chouĂ© sur une plage après un crash d’avion qui est recueilli par une tribu. Il sera diffusĂ© sur Canal + et est dors et dĂ©jĂ  sĂ©lectionnĂ© au festival de Clermond-Ferrand en FĂ©vrier ….

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Pour le voir voici le planning de diffusion :

mercredi 3 février 2010 à partir de 22h16

Samedi 6 fĂ©vrier  Ă  18h44 – Canal+ CinĂ©ma

Dimanche 7 fĂ©vrier Ă  02h35 – Canal+

Lundi 15 fĂ©vrier Ă  18h22 – Canal+ CinĂ©ma

Dimanche 21 fĂ©vrier  00h03 – Canal+ CinĂ©ma

Mercredi 3/3 à 4h47 sur Canal+ Décalé

vincent




•  De l’intĂ©rĂŞt du mĂ©cĂ©nat…

le 26 jan 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Outre la carte des Amis du Louvre, mon musĂ©e fĂ©tiche depuis des annĂ©es, je suis titulaire depuis peu du pass du Quai Branly. Ceci me permet d’accĂ©der Ă  volontĂ© aux collections et expositions du musĂ©e (comme celle sur Teotihuacan, par exemple…), certes, mais surtout de participer Ă  la vie de ces deux musĂ©es, Ă  ma (très) modeste mesure.

C’est ainsi que, ce dimanche, je suis allĂ©e voir l’exposition « Artistes d’Abomey », qui retrace l’histoire du royaume du DanhomĂ©, situĂ© sur le territoire de l’actuel BĂ©nin, Ă  travers les Ĺ“uvres de ses artistes royaux. Ă€ Abomey (la capitale), en effet, le Roi montrait son pouvoir en s’attachant les services de familles d’artistes, chacune spĂ©cialisĂ©e dans une discipline (tissage, broderie, travail du fer, du bois, de l’ivoire…). Il lui arrivait mĂŞme parfois de mener des guerres pour ramener un artiste particulièrement douĂ© d’un territoire voisin ! Outre la conservation de ces objets, qui Ă©taient entreposĂ©s de manière Ă  ĂŞtre admirĂ©s (et ont alors suscitĂ© la convoitise des EuropĂ©ens, bien connus pour leur respect de la propriĂ©tĂ© d’autrui…), cette pratique a eu un avantage certain : c’est en effet l’un des rares exemples d’art africain oĂą l’on peut retrouver la trace du fabricant.

Vous l’avez devinĂ© : j’ai une fois de plus beaucoup appris dans cette exposition, mĂŞme si je regrette le manque d’explications autour de certains objets (qu’est-ce qu’une rĂ©cade, par exemple ?). La scĂ©nographie Ă©tait parfaite, comme d’habitude au Quai Branly, et les courtes explications audio Ă©taient les bienvenues.

Seul regret, dont je ne manquerai pas d’informer le musĂ©e : tout n’est Ă©crit qu’en français ! Comment font les visiteurs Ă©trangers ? Je ne doute pas un instant que, prenant exemple sur les rois du DanhomĂ©, les mĂ©cènes du Quai Branly financeront de nouveaux cartels traduits pour montrer au plus grand nombre la valeur de leur collection !

De la confiture dans les oreilles




•  AttachĂ©e aux mots

le 26 jan 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Dans le cadre de Suresnes CitĂ© Danse, dont je parlais dĂ©jĂ  il y a deux billets, j’Ă©tais hier soir au spectacle donnĂ© par la compagnie Trafic de styles et chorĂ©graphiĂ© par SĂ©bastien Lefrançois. IntitulĂ© « Ficelle d’encre », ce spectacle mĂŞle hip hop et cirque, sur une musique inspirĂ©e des mĂ©lodies marocaines.

Avant de se tourner vers une chorĂ©graphie rĂ©solument hip hop, en effet, quelques danseurs exĂ©cutent des morceaux que l’on aurait davantage vu au cirque : jonglage, acrobaties sur une barre, clown… Et pourtant, cela ne paraĂ®t absolument pas incongru.

Le dĂ©cor, simplissime au premier abord, constituĂ© d’une grande bâche blanche posĂ©e sur le sol, Ă©volue au cours du spectacle : la bâche, soulevĂ©e par un ou plusieurs coins, parfois sur toute sa moitiĂ©, permet aux danseurs de se glisser dessous ou de projeter leur danse en ombres chinoises, auxquelles sont ajoutĂ©s, parfois, des mots rĂ©alisĂ©s en fil de fer.

Jusque-lĂ , les commentaires qui qualifiaient un spectacle de « poĂ©tique » ne signifiaient rien pour moi. J’ai dĂ©sormais compris : c’est en effet le premier mot qui m’est venu Ă  l’esprit hier soir ! Que ce soit au dĂ©but ou Ă  la fin, avec ou sans les mots projetĂ©s, la poĂ©sie Ă©tait lĂ .

Du coup, je suis bien embarrassĂ©e : je ne saurais dire lequel, de Blanche-Neige ou de Ficelle d’encre, m’a le plus plu ! Les mots, hĂ©las, sont finalement bien peu de choses…

De la confiture dans les oreilles




•  Sensations colorĂ©es

le 22 jan 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Jusqu’au 20 fĂ©vrier, le musĂ©e Marmottan propose une exposition rĂ©alisĂ©e grâce Ă  un Ă©change avec le musĂ©e von der Heydt, de Wuppertal : ce dernier expose des Ĺ“uvres de C. Monet prĂŞtĂ©es par Paris tandis qu’ici, nous bĂ©nĂ©ficions d’Ĺ“uvres de fauves français et d’expressionnistes allemands et autrichiens appartenant Ă  l’Allemagne.

J’hĂ©sitais Ă  aller voir cette exposition, n’ayant de l’expressionnisme qu’un souvenir relativement sombre et amer de mes cours d’allemand du lycĂ©e, mais lorsque Arts Magazine (encore et toujours…) m’a proposĂ© une visite privĂ©e, je n’ai plus tergiversĂ©… et ne l’ai pas regrettĂ© : j’ai notamment appris que Robert Delaunay avait eu une pĂ©riode fauviste, qui m’avait totalement Ă©chappĂ©e jusque-lĂ , et dĂ©couvert de nouveaux peintres tels Auguste Herbin (hĂ©las, je n’arrive pas Ă  trouver son Portrait de jeune fille sur Internet pour vous le montrer… alors que c’est très nettement mon coup de cĹ“ur de l’exposition !), Adolf Erbslöh (cf. ci-dessus, sa Jeune fille en jupe rouge) ou Wladimir von Bechtejeff.

Finalement, j’aime bien l’art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© ! Ce qui m’Ă©pate surtout, c’est de voir comment ils ont reprĂ©sentĂ© la mĂ©lancolie, voire le dĂ©sespoir, de leur pĂ©riode tourmentĂ©e, avec des couleurs aussi vives. Cela dĂ©passe mes repères habituels, j’avoue, mais j’aime ĂŞtre dĂ©routĂ©e !

En tout cas, il vous reste un mois pour profiter de l’exposition, dans ce petit musĂ©e fort sympathique bien qu’excentrĂ©. Et si ces expressions vous donnent le blues, vous pourrez toujours revoir la vie en rose devant les Impressions au soleil levant de Monet, dans les collections permanentes !

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•  Le festival CDLH vous salue

le 20 jan 2010 dans Actualité, Le Blog, Théâtre, Vie de l'association, expositions - 3 commentaires

Chaque année, depuis juin 2005, à Saint-Maur-des-Fossés, plus d’une centaine de bénévoles organisaient un curieux festival, Courts dans l’Herbe, où tous les arts étaient représentés : musique, théâtre, cinéma, peinture, sculpture, arts du cirque et de la rue…

Ce festival gratuit, carrefour de toutes les cultures, se déroulait au sein des ruines de l’abbaye Saint-Pierre du Fossé (VIIe siècle). Ce site exceptionnel a accueilli, entre 2005 et 2009, des artistes contemporains qui lui ont redonné couleur et vie.
Mais Ă  la fin de l’annĂ©e 2009, la municipalitĂ© de Saint-Maur-des-FossĂ©s n’a pas souhaitĂ© reconduire le festival Courts dans l’Herbe au Parc de l’abbaye – terre d’accueil de l’évĂ©nement. Elle a proposĂ© aux organisateurs de l’expatrier Ă  Sucy-en-Brie, dans un stade.

Courts dans l’Herbe, c’est une aventure d’amis, bĂ©nĂ©voles, Saint-Mauriens pour la plupart, qui Ă©taient ravis, chaque annĂ©e, d’offrir au public une fĂŞte encore plus belle, chez eux. L’idĂ©e de dĂ©mĂ©nager notre festival nous semble aujourd’hui impossible, nous sommes trop attachĂ©s au Parc de l’abbaye.

Ajoutez à cela l’absence de moyens matériels nécessaires à la réalisation d’un tel évènement (l’association doit rendre les clefs de ses locaux) et les relations trop souvent conflictuelles entretenues avec la nouvelle équipe municipale. Le temps est venu de nous séparer. Nous n’avons pas les mêmes rêves pour notre ville.

L’édition 2009 de Courts dans l’Herbe était donc la dernière à Saint-Maur.


Nous remercions tous nos partenaires publics et privés qui nous ont aidés depuis 2005 et qui ont cru en notre projet, notre public pour ces sourires épanouis de petits et de grands découvrant nos surprises. Nous ne cesserons jamais de remercier tous les bénévoles qui nous ont accompagnés depuis 2003, et qui ont conçu ce festival de leurs mains.

« Tirez le rideau, la farce est jouée » a écrit notre cher François Rabelais qui a vécu non loin du Parc de l’abbaye. Il se retournera sans doute dans sa tombe lorsqu’il apprendra la nouvelle…

À bientôt, sous d’autres cieux, sous d’autres formes.

Lire le communiqué de presse en PDF

tom




•  A toutes jambes…

le 20 jan 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Grâce au festival Suresnes CitĂ© Danse, j’ai dĂ©cidĂ© de poursuivre ce mois-ci mon apprentissage de la danse commencĂ© en novembre… Hier soir, j’ai donc assistĂ© au spectacle proposĂ© par RaphaĂ«lle Delaunay et Blanca Li, dans deux styles diffĂ©rents mais qui m’ont tous deux beaucoup plu.

La première partie s’inspirait de l’histoire de la musique noire américaine, plus particulièrement du jazz, et était exécutée par cinq danseuses magnifiques, aux jambes interminables. C’était donc du plus bel effet, surtout pour les morceaux de fox trot et de swing ! Malheureusement, j’étais placée juste derrière un groupe de scolaires (élèves de 3e ?) qui ne réagissaient qu’aux rares rythmes hip hop et n’avaient visiblement aucune culture du mouvement des Civil rights : la traduction, sur scène, de la chanson « Strange fruits » de Billie Holiday n’a suscité que sarcasmes et rires… Dommage, c’était pourtant à mon avis le moment le plus émouvant ! (eh oui, moi aussi j’ai été jeune et conne, mais bon, maintenant je suis de l’autre côté de la barrière, alors j’ai le droit de me plaindre !)

En deuxième partie, en revanche, les petits jeunes se sont déchaînés : il faut dire que la chorégraphie était beaucoup plus accessible, mélange de hip hop et de cirque, avec quelques morceaux de human beat box. L’enthousiasme était là, même si Amandine, qui m’accompagnait, n’a pas aimé les lumières. Cela ne nous pas empêché d’acclamer le collectif Jeu de Jambes.

De la confiture dans les oreilles