LE BLOG DANS L'HERBE

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•  Des pieds et des mains

le 05 mar 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Avant de partir écouter d’autres types de musique et admirer d’autres types de beautés, j’ai profité mercredi soir d’un des concerts organisés par le musée du Quai Branly (cf. vidéo), dans le cadre de son festival « Brésil, le grand mix », dont l’objectif est de faire découvrir toutes les tendances actuelles de la musique brésilienne, dans ses variantes régionales.

En première partie, le groupe Electro da Paraiba, qui, comme son nom l’indique, est plutôt contemporain, avait invité Geraldo Mouzinho, chanteur traditionnel du Nordeste. Peu familière de ce type de musique, j’avoue que je n’ai pas beaucoup accroché. G. Mouzinho est visiblement une grande star là-bas, au vu de l’accueil qu’il a reçu, mais ses chansons se rapprochaient trop du slam pour que je puisse en goûter la qualité. En revanche, la musique (accordéon, percussions, guitares et samples) qui l’accompagnait était assez sympathique.

De toute façon, j’étais venue pour la deuxième partie, celle des Barbatuques. Si mes voisins, qui avaient vu un autre concert il y a quelques années, ont été déçus, moi non. Je conçois qu’une formation de six personnes est beaucoup moins impressionnante que les vingt-cinq qu’ils avaient vues alors, mais même ainsi, j’ai trouvé leur performance très réussie : de la musique sans aucun instrument (des micros, seulement), mais avec beaucoup d’enthousiasme et d’imagination ! J’ai particulièrement apprécié leur « bis », pour lequel ils ont demandé à une personne du public de lancer un rythme, à partir duquel ils ont improvisé. J’espère que j’aurai l’occasion de les revoir un jour, cette fois dans leur formation complète !!

Après ces émotions tropicales, je vous laisse vous reposer deux bonnes semaines, le temps de fouler de mes pieds, moi aussi, l’autre côté du monde ! A bientôt !

De la confiture dans les oreilles




•  Dix mots, un concours

le 03 mar 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

C’est en toute indépendance et sans aucun lien avec quelque partie que ce soit que je me dois de vous parler d’une sympathique initiative de l’Association francophone d’amitié et de liaison (hein ? quoi ? on me dit en arrière-salle que je ne suis pas crédible pour un sou en ce qui concerne mon impartialité ? tant pis…).

Je disais donc : l’AFAL organise tous les ans un concours d’écriture, auquel je ne peux malheureusement pas participer, n’étant pas (encore ?) libraire et ayant hélas plus de 25 ans. Toutefois, je trouve l’idée ingénieuse et, comme je n’ai rien fait depuis jeudi dernier et ne fais rien avant demain, je profite de ce petit trou d’air dans mon planning pour vous en faire part.

Il s’agit d’écrire un petit texte (une vingtaine de lignes, un peu comme un article de ce blog, finalement…) à partir de dix mots. Cette année : baladeur, crescendo, remue-méninges, mentor, zapper, cheval de Troie, mobile, galère, variante et… escagasser (oui, les dictionnaires sont autorisés).

Les textes des participants (pour ceux qui ont suivi : des libraires ou des jeunes de 18-25 ans) sont lus et classés par un jury d’écrivains (principalement, mais pas seulement), ce qui donne ensuite lieu à un grand événement mondain de remise des prix en juin, et à une publication des textes à l’automne !

Ami francophone, si tu me lis, tu sais ce qu’il te reste à faire !

De la confiture dans les oreilles




•  A peu près ?

le 27 fév 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

D’ordinaire, je ne suis adepte ni de comĂ©dies musicales ni de parodies. MalgrĂ© tout, comme je suis amateur de théâtre classique et contemporain, lorsque ma collègue (celle de « Mademoiselle Julie » !) m’a parlĂ© de « La mĂ©gère Ă  peu près apprivoisĂ©e », une reprise musicale et dĂ©calĂ©e de « La mĂ©gère apprivoisĂ©e » de ce cher William Shakespeare, je n’ai pas hĂ©sitĂ© bien longtemps.

A l’Ă©poque, la pièce se jouait au Vingtième théâtre et j’avais rĂ©servĂ© des places avec Billetreduc. Las ! J’ai appris Ă  cette occasion, Ă  mes dĂ©pends, qu’une rĂ©servation non payĂ©e sur ce site ne garantit aucunement une place ! Si vous vous prĂ©sentez au théâtre, comme moi, la bouche en cĹ“ur, une demi-heure avant, vous risquez de vous retrouver en queue de file et, une fois arrivĂ©e au guichet, bredouille ! Situation lĂ©gèrement agaçante quand, en plus, vous venez d’avaler le plus mauvais kebab de MĂ©nilmontant, dans le seul but d’Ă©pargner Ă  vos voisins les gargouillis de votre estomac vide alors que, finalement, la soirĂ©e se dĂ©gageant de manière inopinĂ©e, vous auriez pu vous venger sur un bon restaurant !

Heureusement, j’avais eu le temps, ce fameux soir, de noter du coin de l’Ĺ“il, pendant que j’insultais Billetreduc, que la pièce se jouerait ensuite au théâtre du Splendid, salle illustre s’il en est. J’ai donc profitĂ© de cette aubaine et ai dĂ©couvert Ă  la fois la salle et la pièce, jeudi soir dernier.

Je ne connais pas la pièce d’origine, et ne peux donc pas dĂ©terminer dans quelle mesure cette interprĂ©tation est fidèle Ă  l’auteur anglais. Mais peu importe. La troupe revendique de toute façon dès le dĂ©part sa libertĂ© d’adaptation : l’intrigue se joue toujours Ă  Padoue, mais en 2010. A ma grande satisfaction, les interludes musicaux tombent juste et les dialogues sont franchement drĂ´les, sans verser pourtant dans l’humour potache. Cela faisait longtemps que je n’avais pas manquĂ© m’Ă©touffer en riant !

Je ne sais pas jusqu’Ă  quand la pièce se joue (au moins jusqu’Ă  fin mars, visiblement), mais ce n’est pas une excuse : allez-y tout de suite ! La mĂ©gère est certes Ă  peu près apprivoisĂ©e, mais la pièce est complètement dĂ©jantĂ©e !

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•  De l’intĂ©rĂŞt du mĂ©cĂ©nat, suite ?

le 25 fév 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Partie pour découvrir l’œuvre d’Elliott Erwitt à la Maison européenne de la photographie, hier soir, j’ai finalement renoncé devant la combinaison « longue file d’attente + crachin parisien + oubli de mon chapeau » et ai alors dirigé mes pas vers le musée d’Art et d’histoire du Judaïsme, pour visiter enfin l’exposition « Splendeur des Camondo », que je n’avais pas pu voir la dernière fois, pour cause de Nouvel an chinois.

N’ayant jamais été particulièrement attachée à ce musée (pour rester diplomate : je trouve toujours le personnel désagréable et hautain), je suis sans doute arrivée avec un léger a priori négatif, je l’avoue. Toutefois, au-delà de l’atmosphère du musée, j’ai été déçue par l’exposition en elle-même.

La famille Camondo a compté parmi ses membres quelques grands collectionneurs (dont Nissim de Camondo, fondateur du musée du même nom, à Paris) et je m’attendais donc à voir une exposition regroupant leurs plus belles pièces, à l’image de celle que le musée d’Orsay avait consacrée à Ambroise Vollard. Hélas, ce n’était pas le cas. L’exposition visait avant tout à montrer le rôle qu’a joué cette famille en Turquie et en France (les Camondo s’étaient installés à Istanbul à la fin du XVIIIe siècle) : c’était donc une présentation davantage historique qu’artistique, avec force photographies et actes officiels. Ceci dit, si ma curiosité artistique n’a guère été satisfaite (il y a quand même quelques pièces, notamment de très belles estampes japonaises), j’ai appris beaucoup sur cette dynastie, à laquelle les musées parisiens doivent nombre de leurs pièces maîtresses et qui s’est hélas éteinte à Auschwitz.

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•  Vive la mondialisation !

le 24 fév 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Samedi dernier, j’avoue, je serais bien restée tranquillement au fond de mon canapé, à bouquiner. Mais j’avais pris des places pour une pièce de théâtre qui promettait d’être originale, à défaut d’être passionnante : une reprise japonaise (« Tori no tobu takasa ») d’une pièce française de la fin des années 1960.

A l’origine, la pièce de Michel Vinaver (« Par-dessus bord ») se situait dans une entreprise française de papier toilettes, rachetée par une multinationale américaine. L’auteur japonais Oriza Hirata l’a adaptée à l’époque : une entreprise japonaise produisant des sièges de toilettes (les Japonais n’utilisent pas de papier !) est alors rachetée par un fonds d’investissement… français !

La pièce évolue ainsi sur deux niveaux : de franches rigolades lorsque les employés sont forcés à réfléchir à l’utilité de leurs produits par les consultants français, d’une part, mais aussi une réflexion plus philosophique sur la place de l’être humain dans l’économie, d’autre part. La troupe est constituée d’acteurs japonais et français, ce qui permet d’alterner les langues de manière parfois inattendue, comme pour ce couple franco-japonais où chacun parle la langue de l’autre. Leur jeu fait penser aux mangas : la chef de service hurle en tapant du pied, l’employé s’écrase avec force courbettes… mais peut-être cela correspond-il en fait tout bêtement à la réalité de la culture d’entreprise japonaise ? J’avoue que je suis très ignorante en la matière.

Je ne regrette en tout cas pas de m’être mis ce coup de pied à l’arrière-train ! Après quelques pseudo-échecs, cette pièce était idéale : des langues, de la philosophie, de l’humour et un jeu dynamique, tout pour plaire ! Finalement, la mondialisation culturelle a parfois du bon !

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•  IntĂ©grale… enfin presque

le 21 fév 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Chaque annĂ©e, le théâtre du Nord-Ouest prĂ©sente l’intĂ©grale des pièces d’un auteur. Cette annĂ©e, c’Ă©tait le tour d’August Strindberg, qui m’Ă©tait Ă  peu près inconnu jusqu’alors. Heureusement, une collègue fan de cet auteur suĂ©dois m’a conseillĂ©e (mais un peu tard : les reprĂ©sentations se terminaient dimanche dernier).

Je suis donc allĂ©e voir, la semaine dernière, « Mademoiselle Julie », rĂ©putĂ©e la plus lĂ©gère de ses pièces. Et en effet, le conseil Ă©tait judicieux : j’ai passĂ© un excellent moment ! La reprĂ©sentation dure deux heures, dans une petite salle très intimiste : les trois acteurs jouent au mĂŞme niveau que les spectateurs, au milieu d’eux (des banquettes sont disposĂ©es en carrĂ© autour de la « scène », non matĂ©rialisĂ©e), allant presque jusqu’Ă  les frĂ´ler dans leurs dĂ©placements. Quelle performance ! D’autant plus que l’actrice qui jouait Mademoiselle Julie Ă©tait malade, et visiblement Ă  bout de force Ă  la fin de la pièce…

Quant Ă  la pièce, je l’ai trouvĂ©e d’une actualitĂ© dĂ©routante, pour une intrigue se dĂ©roulant Ă  la fin du XIXe siècle : sous le prĂ©texte d’une coucherie entre la fille du maĂ®tre de maison et un de ses domestiques, la critique des rapports dominĂ©s / dominants (riches / pauvres, mais aussi cultivĂ©s / illettrĂ©s ou hommes / femmes) est virulente. Faire rĂ©flĂ©chir tout en faisant rire (jaune, parfois), ce peut ĂŞtre une gageure, mais elle est rĂ©ussie par A. Strindberg dans cette pièce !

Et puisque dĂ©sormais je connais ce théâtre d’art et d’essai, je tâcherai de suivre leur prochaine intĂ©grale !!

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•  Noir c’est noir !

le 20 fév 2010 dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Cela faisait longtemps que je n’Ă©tais pas allĂ©e au Centre Pompidou en nocturne… alors une exposition toute noire, c’Ă©tait l’occasion ! En effet, jusqu’au 7 mars, Beaubourg expose Pierre Soulages, peintre rodĂ©zien bien connu pour ses monochromes noirs.

Si le principe d’un tableau uni m’attire moyennement, je l’avoue, j’avais bien envie de constater par moi-mĂŞme si les dires d’Arts magazine, qui conseillait vivement l’exposition, Ă©taient mĂ©ritĂ©s. Et ils l’Ă©taient ! Je suis certes restĂ©e un peu sceptique quant au concept d’« outre-noir » inventĂ© par l’artiste pour dĂ©crire ses recherches sur sa couleur fĂ©tiche, mais il est vrai que les effets de matière obtenus en mixant les types de peinture (acrylique, gouache, encre, brou de noix…) reflètent la lumière superbement. Certains m’ont beaucoup plu, malheureusement, je crains que la photo (sur Ă©cran, en plus !) ne rende pas grand-chose : il faut vraiment voir ces tableaux en situation et pouvoir bouger face Ă  eux pour se rendre compte !

En tout cas, cela m’a encore plus donnĂ© envie (s’il Ă©tait besoin) d’aller Ă  Conques, visiter l’abbaye Sainte-Foy, dont P. Soulages a conçu les vitraux. HĂ©las, je crains que cela ne soit pas avant plusieurs mois… mais qui sait, un jour je vous reparlerai de cette fameuse lumière noire !

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•  Filmer le dĂ©barquement avec 3 personnes

le 18 fév 2010 dans Le Blog, Vidéo - 2 commentaires

Voici une superbe démonstration de ce que l’on peut faire aujourd’hui avec un peu de matos et beaucoup de temps.
Qui relève le défi en faisant la même chose tout seul ?

vincent