LE BLOG DANS L'HERBE

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•  Benda Bilili

Il y a 10 années dans Le Blog, Vidéo - 1 commentaire

Ce film va vous filer une patate d’enfer pour toute la semaine !

L’orchestre congolais Staff Benda Bilili dont les  musiciens sont des paraplégiques, issus  des quartiers dévastés de Kinshasa, au Congo, véritable cour des miracles peuplée d’enfants en déshérence et de miséreux.

Ce formidable documentaire, filmé au ras du bitume  raconte leur histoire, une success story miraculeuse, qui vous soulève l’âme, vous fait danser le coeur, et vous fera même verser une petite larme,  de joie, je vous rassure.

On doit ce film à Renaud Barret et Florent de La Tullaye, deux anciens publicitaires reconvertis dans le documentaire, qui méritent un éloge à double titre : comme auteurs du film, mais aussi comme déclencheurs du succès rencontré par cette formation hors norme. En effet, partis à Kinshasa en 2004 pour les besoins d’un documentaire sur les musiques urbaines, ils font la  connaissance du groupe, et, enthousiasmés par leur musique, ils décident de produire leur premier album alors qu’ils n’y connaissent rien. Dans la foulée, ils entreprennent aussi de les filmer, depuis les répétitions dans le zoo de Kinshasa dans un studio de fortune jusqu’au succès inespéré rencontré par l’album et leur tournée européenne.

La première vertu du film c’ est la réelle modestie des réalisateurs qui, loin de se mettre en avant comme ils auraient pu en avoir la tentation, s’effacent totalement devant leur sujet, qu’il s’agisse de ses personnages principaux ou de ce que le film parvient, sans complaisance, à montrer de la cruelle réalité sociale de Kinshasa.

L’autre mérite de ce documentaire, à travers les extraordinaires personnages qu’il met en valeur, est d’offrir un exemple de persévérance et d’espoir, comme le cinéma ne nous en donne pas si souvent. Dans leur chaise roulante transformée en vélo, dans leurs habitats de fortune, dans la lutte qu’ils livrent pour leur  survie, ces hommes animés par une passion de la musique qui est aussi une passion de la résistance à l’infortune, ces papis nous donnent une sacrée leçon de vie.

La dignité  et la voix de velours de Ricky, le leader, l’incroyable niak du jeune Roger, adopté par l’orchestre, et les sons qu’il tire de son instrument de fortune (un satonge , boîte de conserve, avec un bout de bois et une corde entre les deux), l’énergie  fournie par la formation sur scène, l’humour inespéré de ces hommes jetés à la face de l’adversité, sont pour les spectateurs des sentiments et des images inoubliables.

Benda Bilili n’est peut-être pas une leçon de cinéma, mais il est mieux que ça : un film qui aide à vivre !

Source : Le Monde

www.deezer.com

www.myspace.com

vincent


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•  L’univers de Bruno Collet

Il y a 10 années dans Court Métrage, Le Blog, Vidéo - Aucun commentaire

Formé notamment à la sculpture des métaux aux Beaux-Arts de Rennes, Bruno Collet débute sa carrière sur de nombreux tournages, usant de son don pour les volumes afin de participer au décor et à l’animation de nombreux projets. Dès 1998, il dirige sa propre série, “Avoir un bon copain”, pour Canal +. Le Dos au mur et Calypso is Like so figurent parmi ses réalisations saluées. Ses séries sont largement diffusées dans des festivals autour du monde. Son petit dernier Le petit dragon, dont voici un extrait, fait un tabac …

Le petit dragon (2009) extrait

RIP GODZILLA (2005)


CALYPSO IS LIKE SO (2003)

http://www.vivement-lundi.com

vincent


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•  Dieu en personne

Il y a 10 années dans Le Blog, Vidéo - Aucun commentaire

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de BD et d’une en particulier : Dieu en personne

Un beau jour, lors d’un recensement de population, un homme dévoile son identité. Nom : Dieu. Prénom : Dieu aussi. Dieu Dieu ? Eh oui, ce quidam  prétend être Dieu en personne. Au début, la perplexité est de mise… Or, à la moindre question, Dieu oppose immédiatement une réponse à la fois incroyablement adaptée, déstabilisante et néanmoins simple et naturelle. Ce coup de théâtre est immédiatement répercuté dans toute l’humanité. Il suscite le doute, puis la circonspection, puis moult débats et réflexions métaphysiques, et enfin un gigantesque procès mondial ! Car si Dieu est bien Dieu comme il le prétend, il est donc la « cause première » de toute chose, coupable universel.

Marc-Antoine Mathieu se penche sur un siècle qu’on nous avait prédit spirituel. Mais attention, il n’est pas tant question de religion ici, ou en tout cas pas au sens d’une église quelconque. Marc-Antoine Mathieu préfère s’intéresser au fondement de la croyance en un être supérieur, et imagine à la fois quel serait son regard sur notre monde et comment les hommes l’accueilleraient si celui-ci venait à ressusciter. dieu_en_personne_image.jpg Son intrigue met ainsi en scène  la communication : toute la question de la venue de Dieu sur Terre réside dans la façon de la présenter, de la mettre en mots, en images, en campagnes de pub. Avocats, scientifiques, sociologues, psychiatres, attachés de presse, chargés de relations publiques et même agents d’entretien philosophent ensemble joyeusement, dans une bande dessinée érudite. Avec sa mise en scène et son dessin sobres, privilégiant les gros plans (mais sans jamais montrer le visage de Dieu) et un humour toute en finesse, Marc-Antoine Mathieu propose une vision fascinante et jouissive d’un des plus grands fantasmes de l’humanité. Alléluia !

Les amoureux de la pensée, de la référence philosophique ou de la satire sociale y trouveront leur compte. En effet, l’accent est bien moins mis autant sur la forme que sur le fond. “Dieu en personne” donne conjointement à penser la question métaphysique de Dieu (avec, d’ailleurs quelques références philosophiques)



Marc-Antoine Mathieu est né en 1959 à Anthony et vit près d’Angers. Il suit tout d’abord les cours de l’École des Beaux-Arts d’Angers, puis travaille dans une agence de graphistes-scénographes (Agence Lucie-Lom), spécialisée dans la création d’expositions. Lucie-Lom a réalisé, entre autres, celles d’Espagne-Espagne pour Angoulême 1989, God Save the Comics à Angoulême 1990, plusieurs espaces de l’exposition Opéra Bulles (dont je ne me suis toujours pas remis !), en 1991, à la Grande Halle de la Villette.

En 1987, Marc-Antoine Mathieu signe Paris-Mâcon chez Futuropolis (collection X), album remarqué dans lequel on découvre déjà toute sa maîtrise du noir et blanc. Mais c’est surtout avec L’Origine, publié aux Éditions Delcourt, que l’auteur se révèle être non seulement un graphiste hors pair, mais également un conteur de talent. On retrouve dans cet album en noir et blanc les influences de Kafka, Borges, Hubert Reeves, mais aussi les ambiances des films de David Lynch ou de Terry Gilliam. Unanimement reconnu par la Presse, meilleur premier album 1990 aux Salons d’Audincourt et de Mulhouse, sélectionné dans les dix Indispensables 1990 et Alph-Art Coup de Cœur à Angoulême 1991, sélectionné pour le Prix Philip Morris à Genève, L’Origine est assurément une des meilleures surprises de l’année 1990. La Qu…, tome 2 de Julius Corentin Acquefacques, est paru en septembre 1991 et a tout de suite été nommé parmi les Indispensables de l’année. Mathieu innove encore et toujours avec Le Processus, en offrant à ses adeptes la première spirale en volume de l’histoire de la bande-dessinée ! Le quatrième tome de la série, paru en 1995, montre une fois encore les capacités d’imagination et d’innovation de Marc-Antoine. Des pays étrangers l’ont également consacré : l’Estonie et la Finlande ont promu L’Origine Meilleur Album de l’année en 91 et La Qu…, Meilleur Album en 92. J’ai découvert cet artiste avec Le début de la fin (à moins que ce ne soit l’inverse ?), BD ludique et philosophique qui peut aussi bien se commencer par le début que par la fin…. Enfin la 2.333e dimension est une vraie petite merveille d’intelligence et d’humour. Dans ce cinquième tome, MAM nous entraîne dans les méandres de la perspective faisant de la bande dessinée le personnage de son récit.

Dans la série Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves éditée par les éditions Delcourt se trouvent donc les 6 titres suivants :

On note très rapidement dans l’ œuvre de Marc-Antoine Mathieu des influences en provenance de Kafka pour les petites absurdités, de Schuiten & Peeters (dont je vous parlerai prochainement) pour le dessin noir & blanc et les ambiances étranges, … Après 5 ans d’absence, Marc-Antoine Mathieu revient à la BD en mars 2000, toujours chez Delcourt, avec Mémoire morte, une oeuvre plus noire mais tout aussi  troublante sur la dictature de l’information en temps réel. Le dessin est une plongée dans un champ de perspectives infinies,la démonstration qu’ un dessin comme seule histoire peut receler une aspiration cosmique. L’auteur de Julius-Corentin Acquefacques fait une infidélité aux éditions Delcourt pour signer un inédit à l’An 2 : Le peintre Touo-Lan réunit deux contes magnifiquement adaptés par Mathieu, avec la profondeur métaphysique et la puissance évocatrice qu’on lui connaît. Cette BD est aujourd’hui épuisée, tout comme L’ascension et autres récits, constitué d’une grande nouvelle, « l’ascension » et de sept autres nouvelles dont six ont été scénarisées par Jean-Luc le frère de l’auteur. Les prestigieuses éditions Futuropolis s’ associent avec le non moins prestigieux musée du Louvre en demandant à des auteurs de BD de revisiter l’image du célèbre musée. Les Sous-Sols du Révolu est donc une commande. Mais la qualité est là. Graphiquement, Marc-Antoine Mathieu nous gratifie de ses “gueules” marquantes, portant des personnages tous plus farfelus les uns que les autres et nous livre un scénario à la hauteur de son pinceau. Pétri de jeu de mots et d’anagrammes, le texte très riche, à plusieurs facettes, se présente comme une réflexion sur l’art, réflexion qui prend une forme absurde et ludique comme toujours chez Mathieu.


Il ne faut pas oublier ses petites BDs aux éditions l’association, dans la collection “patte de mouche” dont le principe est simple : en 20 planches, petit format, raconter une petite histoire très efficace: La Mutation (1995) Le Cœur des ombres ( 1998), La Voiture symétrique ( 2007)

Source : bodoi.info

vincent


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•  Jungle urbaine

Il y a 10 années dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Il y a parfois des coïncidences inattendues et heureuses ! Alors que les vacances d’été m’avaient permis de découvrir les jardins botaniques de Copenhague et de Göteborg (si vous passez dans le coin, je vous incite vivement à y aller !), quelle ne fut ma surprise, en revenant à Paris, de tomber par hasard, dans le métro, sur une affiche annonçant la réouverture des grandes serres du Jardin des Plantes ! J’ai honte, mais je dois bien avouer que, si la Galerie de l’évolution et la ménagerie me sont familières depuis longtemps (j’ai un souvenir ému de nos virées parisiennes, quand nous étions petits et que mon petit frère était tout excité d’aller voir le stégosaure qui trône devant le muséum…), je ne savais même pas qu’il y avait des serres ! Ni une ni deux, mon premier samedi parisien fut donc végétal et tropical !

Le site Internet m’en avait informée : les serres sont au nombre de quatre. Les trois premières permettent de visiter des contrées lointaines : zone subtropicale avec ses palmiers gigantesques, puis zone désertique et ses cactus et plantes grasses, puis Nouvelle-Calédonie, avec des plantes encore jeunes et pour l’instant pas très grandes, cette dernière serre ayant été créée cette année.

La quatrième a quant à elle une vocation pédagogique et scientifique plus affirmée : celle de faire comprendre l’histoire des plantes (d’où elles viennent, quels étaient les ancêtres des plantes actuelles…). Ne connaissant rien à ce sujet, j’attendais donc particulièrement cette dernière étape. Hélas… Oserai-je le dire ? Je n’ai rien compris. La classification des plantes était rappelée régulièrement, mais jamais expliquée (sur quels critères s’appuie-t-elle, par exemple ? visiblement le mode de reproduction… mais je n’en suis même pas sûre) ; le lien n’était pas clair entre les panneaux explicatifs (succincts) et les végétaux plantés à côté ; et il manque, à mon sens, un panneau d’introduction. Seul le panneau de conclusion, que la plupart des gens dépassent sans le voir, donnait vaguement un sens à cette serre en rappelant que toute plante résulte d’une longue évolution, qu’il faut respecter, même lorsque ladite plante fait désormais partie de notre quotidien…

Malgré cette limite (qu’on pardonnera), il était ma foi fort agréable de se retrouver en pleine jungle ce samedi après-midi-là… avant de retourner dans la jungle du trafic automobile !

De la confiture dans les oreilles


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•  Le Studio Blur

Il y a 10 années dans Court Métrage, Le Blog, Musique, Vidéo - Aucun commentaire

Peut-être que certains ne connaissent pas ce studio, pourtant Blur Studio est à l’origine des plus magnifiques cinématiques (Dans un jeu vidéo, une cinématique  est un extrait vidéo qui survient lors d’un moment particulier du jeu. Elle sert généralement à faire avancer la narration ou bien à mettre l’accent sur un point précis de l’histoire) de ces dernières années, et ne cesse de se diversifier. Basé à Venice aux Etats-Unis, ils ont réalisé les géniales cinématiques de Star Wars: the Old Republic et  l’introduction de Prototype, celle  (rares) de Fable 2 et du teaser de Tomb Raider Underworld.

Mis à part ces cinématiques CG de jeux, le studio produit aussi dans d’autres domaines comme le cinéma avec le teaser du film “Simpsons”. Et au milieu de tout ça, le studio s’autorise quelques créations originales, tels des courts-métrages très cartoon, qui leur permet d’abord de créer une vitrine technologique, et ensuite de se faire plaisir.

A gentlemen’s duel de Francisco Ruiz & Sean McNally (2008)
Un combat entre deux gentleman pour les beaux yeux d’une demoiselle, qui se termine en une baston entre deux robots géants !


Gopher broke de Jeff Fowler & Tim Miller (2006)
L’histoire d’une taupe qui va tout faire pour récupérer une cargaison de légumes.

In the rough de Paul Taylor (2005)
L’homme a évolué au fil du temps mais il faut que croire que les relations homme-femme n’ont pas changé. Après avoir été jeté de sa grotte, Brog découvre que la vie de célibat n’est pas facile…

Rockfish Tim Miller (2002)
Sur une planète étrangère, un homme attaque sa journée de chasse, à la poursuite d’une proie hostile…

vincent


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•  Raven

Il y a 10 années dans Court Métrage, Le Blog, Vidéo - Aucun commentaire

Dans un Los Angeles futuriste, Chris Black possède un pouvoir qui peut mener à la destruction du régime en place, une police d’écrous et de boulons à la voix synthétisée.

Quand  on sait que le budget de ce court est de 5000 dollars, ça fait rêver.

http://ricardodemontreuil.com/

vincent


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•  La babysitter

Il y a 10 années dans Court Métrage, Le Blog, Vidéo - Aucun commentaire

Bon évidemment, l’image est accrocheuse pour la gente masculine. Ce court-métrage humoristique “The Babysitter“, réalisé par David H. Steinberg (scénariste d’American Pie 2 et de Slackers – et aussi apparemment acteur dans Willow) avec surtout la jeune mais non moins charmante Brie Larson dans le rôle de la dite babysitter.

Le pitch est relativement simple : un couple engage une babysitter pour garder leur fils pendant une soirée. Une demande banale sauf que… je vous laisse découvrir cette petite perle !
Pour info, si vous aimez la musique, c’est  Junk Food de Lexicon.

vincent


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•  C’est la rentrée… En route !

Il y a 10 années dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Après un petit itinéraire en Scandinavie, me voilà de retour à Paris ! Les grandes expositions de l’été ne vont pas tarder à fermer leurs portes, alors j’ai profité du calme qui règne encore pour faire un tour au Louvre, voir l’exposition consacrée aux « Routes d’Arabie ». Tout comme « Méroé », que j’étais allée voir en mai, elle offre la possibilité, par l’archéologie, de découvrir une région méconnue en France, au croisement des civilisations égyptienne et mésopotamienne et souvent ignorée des cours d’histoire ou des médias.

L’exposition est divisée en deux parties : la première s’attarde sur les antiques cités des côtes maritimes, tandis que la deuxième montre plus particulièrement le développement des routes du pèlerinage vers La Mecque et Médine, avec un focus sur l’évolution de l’écriture et la calligraphie. De très belles pièces y sont montrées, notamment des stèles funéraires ou une porte de la Ka’aba, et la scénographie est, comme toujours au Louvre, très réussie (de grandes photos noir et blanc projetées sur les murs permettent au visiteur de se voir dans l’environnement naturel des régions représentées). J’ai regretté cependant que le bond dans le temps entre la 1re et la 2e partie (tout de même près de dix siècles !) ne soit pas plus clairement exprimé.

L’exposition dure jusqu’au 27 septembre, profitez des nocturnes pour découvrir les statues colossales de Lihyan ou les tombeaux creusés dans la roche de Hegra !

De la confiture dans les oreilles


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