Russie, acte I

Il y a 9 années dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Comme je le disais, ma vie culturelle est partagée entre deux mondes : en plus de l’Afrique de l’Ouest, je me balade régulièrement un peu plus à l’est en ce moment. Très exactement en Russie, dans le cadre de l’année France-Russie, que j’avais déjà un peu entraperçue l’an dernier.

La cité de la Musique est un acteur important de cet événement et a organisé tout un cycle de concerts, que je vous invite grandement à aller voir. Pour ma part, en dehors de quelques Tchaïkovsky, Stravinsky et autres Chostakovitch que j’irai voir à Pleyel, j’avais également choisi un peu au hasard, le concert de dimanche dernier, donné par le chœur Accentus. Je ne suis pas une grande amatrice de chants a cappella, en principe, mais l’acoustique de la salle s’y prêtait finalement très bien. Fidèle à sa vocation pédagogique, la cité avait de plus élaboré une programmation qui permettait de comprendre l’évolution de la musique russe de la fin du XIXe siècle (avec des chants liturgiques) au milieu du XXe siècle (avec des chants patriotiques approuvés par Staline). C’était une parfaite illustration de l’exposition qui se déroule en ce moment, et jusqu’au 16 janvier, au même endroit : « Lénine, Staline et la musique ».

Je n’avais jamais mis un pied au musée de la Musique jusque-là et, à vrai dire, je n’avais pas particulièrement l’intention de visiter cette exposition. C’est à l’occasion d’un temps d’attente à occuper dans le quartier que je me suis dit « pourquoi pas ? ». Quelle révélation ! Le concept d’une exposition sur la musique m’échappait totalement, mais même sans élément de comparaison, je dois tirer mon chapeau bas aux commissaires de celle-ci. Le propos est principalement historique (pourquoi tel ou tel compositeur a été adoubé par le parti, puis exilé, quel but visaient les dirigeants par la musique…), mais est illustré par moult tableaux, photos, vidéos d’opéras, partitions… et surtout un audioguide (compris dans le prix d’entrée) parfaitement conçu, qui permet d’entendre les partitions exposées ou d’avoir le son des vidéos sans surcharger l’ambiance ou déranger les autres visiteurs. Hélas, je n’avais qu’une heure à « tuer » et cela est loin d’être suffisant pour tout voir (surtout si l’on écoute tout l’audiguide) ! Comptez bien deux heures pour ne pas ressortir trop frustrés ! Pour ma part, je compte bien y retourner pour voir la deuxième partie, dont je n’ai pu que survoler le début.

De la confiture dans les oreilles

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