A la source
Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Après le spectacle de non-danse de jeudi soir avant-dernier (oui, le temps a subi quelques distorsions ces deux dernières semaines… toutes mes excuses), la soirée de vendredi s’annonçait un peu plus enthousiasmante, avec deux créations du chorégraphe hip-hop Mourad Merzouki, dansées par une troupe brésilienne, la Compagnie Käfig. Et ce fut en effet très enthousiasmant.
Je ne connais pas d’autre œuvre de M. Merzouki, mais ces deux-là avaient un thème, dont la lecture était très claire : courir, dans la première (intitulée « Corriera ») et l’eau dans la deuxième (« Agwa »). A l’entracte, nos voisins de derrière étaient déçus, évoquant une chorégraphie de la performance, sans subtilité et trop masculine (la Cie Käfig est exclusivement composée d’hommes). Pour ma part, j’ai trouvé au contraire que les mouvements étaient plutôt harmonieux, et il me semble que le hip hop a forcément une part de performance physique, mais bon… La deuxième partie était quand même nettement plus fluide, c’est vrai ! Le jeu avec l’eau s’intègre bien dans la chorégraphie (pas comme chez Pina Bausch !) et ajoute une touche de poésie qu’on pourrait effectivement reprocher au hip hop de ne pas avoir…
Plus je vais voir des spectacles de danse et plus je m’intéresse aux conversations des spectateurs quand ils sortent de la salle, et ce spectacle-là était très intéressant de ce point de vue ! Chacun cherche à donner un sens à ce qu’il a vu, avec ses références propres et souvent la volonté de montrer qu’il a davantage de culture et de sens critique que son voisin… Finalement, j’ai l’impression que beaucoup en perdent tout le plaisir de voir tout simplement quelque chose de beau et de repartir avec des images dans la tête…
fab-
