Admiration y passion
Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Depuis le 12 mars, et jusqu’au 1er août, le musée Jacquemart-André poursuit son exploration de l’Empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais : après les peintres flamands, c’est ainsi au tour de peintres espagnols d’être exposés, par le biais de la collection d’un riche Mexicain, Perez Simon.
Hormis Velazquez et Dali, je ne connaissais jusqu’à peu pas grand-chose à la peinture ibérique, mais un récent cours du soir au Louvre m’avait ouvert quelques perspectives en la matière. J’avais donc bien envie de profiter de l’horaire exceptionnellement nocturne, le lundi, pour aller voir cette expo (mon principal reproche envers ce musée est en effet que, en dehors de ce genre de grandes expositions, leurs horaires obligent les travailleurs dont je suis à se frotter à la foule du week-end…).
Finalement, Arts magazine en a décidé autrement, en conviant ses abonnés à une soirée privée au musée, avec petits fours et conférence de l’un de leurs chroniqueurs (j’allais dire « ma chronique préférée », mais en fait elle est à égalité avec l’ancienne « Chronique du néophyte »). J’ai donc sauté sur l’occasion !
Après quelques péripéties techniques (quand on n’a pas de tête, on a un e-mail et une interlocutrice de bonne volonté…), j’ai donc pu profiter de conditions privilégiées pour admirer quelques tableaux dont le conférencier de l’école du Louvre nous avait parlé (le « Saint Jérome » de Jusepe de Ribera qui fait l’affiche, ou l’« Immaculée conception » de Bartolomé Murillo, par exemple), mais aussi revoir avec plaisir des tableaux de Joaquin Sorolla, que j’avais découvert au Petit Palais début 2007, ou découvrir une œuvre de Salvador Dali que je ne connaissais pas (cf. ci-dessus : « L’ascension du Christ ») et qui m’a laissée bouche bée (je ne suis pourtant pas particulièrement attirée par ce peintre, d’habitude).
Comme son titre l’indique (« Du Greco à Dali »), le programme est vaste et permet de réconcilier les amateurs d’art abstrait et ceux qui ne jurent que par le classicisme. Il vous faut aller admirer ces tableaux ! Malheureusement, vous n’aurez pas la chance d’écouter Christian Monjou vous parler d’eux avec fougue et brio. Du coup, je le crains, l’admiration risque de manquer un peu de passion…ì
fab-
