Aux antipodes
Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Au jeu du hasard des programmes culturels, on ne gagne pas à tous les coups ! Pourtant, la représentation de vendredi soir m’inspirait. Jugez-en plutôt : un chorégraphe samoan (Lemi Ponifasio), un chef maori sur scène (Tama Iti), des inspirations variées (haka, danses rituelles des Samoa, Shakespeare, zen japonais…) et un propos philosophique intéressant (la résistance à l’oppression, le terrorisme…).
Certes, l’ouverture de la pièce a tenu ses promesses : au moment exact où la salle a basculé dans le noir complet, a retenti un coup de tonnerre, suivi du bruit d’une tempête (jusque-là, on reste dans le sujet), impressionnant. Ce n’était pas réellement assourdissant, au sens où mes tympans ne se sont pas sentis agressés, mais le roulement du tonnerre prenait aux tripes, au sens propre : toute ma cage thoracique vibrait. J’étais donc en particulièrement bonne condition pour assister à la suite, que j’attendais remuante, vibrante.
Las… Au bout de 45 minutes, luttant contre le sommeil, j’ai finalement décidé de suivre l’exemple de mes voisins et ai quitté la salle. C’était la première fois que je quittais un théâtre avant la fin de la représentation ! Je ne saurais blâmer les danseurs, dont l’exécution était parfaite, mais la lenteur de l’histoire (que je n’ai pas comprise) et la répétition des scènes étaient ennuyeuses. Des moines zen en robe noire qui se frappaient les cuisses puis partaient à petits pas, le bras levé, au guerrier samoan qui marchait à quatre pattes, tournant en rond dans un carré de lumière (pour symboliser l’enfermement ?), rien ne m’a parlé.
J’ai essayé, vraiment, de comprendre ce spectacle venu de l’autre côté du monde, mais c’était aux antipodes de ce à quoi je m’attendais, et je n’ai malheureusement pas réussi à m’y faire.
