De l’intérêt du mécénat, suite ?
Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Partie pour découvrir l’œuvre d’Elliott Erwitt à la Maison européenne de la photographie, hier soir, j’ai finalement renoncé devant la combinaison « longue file d’attente + crachin parisien + oubli de mon chapeau » et ai alors dirigé mes pas vers le musée d’Art et d’histoire du Judaïsme, pour visiter enfin l’exposition « Splendeur des Camondo », que je n’avais pas pu voir la dernière fois, pour cause de Nouvel an chinois.
N’ayant jamais été particulièrement attachée à ce musée (pour rester diplomate : je trouve toujours le personnel désagréable et hautain), je suis sans doute arrivée avec un léger a priori négatif, je l’avoue. Toutefois, au-delà de l’atmosphère du musée, j’ai été déçue par l’exposition en elle-même.
La famille Camondo a compté parmi ses membres quelques grands collectionneurs (dont Nissim de Camondo, fondateur du musée du même nom, à Paris) et je m’attendais donc à voir une exposition regroupant leurs plus belles pièces, à l’image de celle que le musée d’Orsay avait consacrée à Ambroise Vollard. Hélas, ce n’était pas le cas. L’exposition visait avant tout à montrer le rôle qu’a joué cette famille en Turquie et en France (les Camondo s’étaient installés à Istanbul à la fin du XVIIIe siècle) : c’était donc une présentation davantage historique qu’artistique, avec force photographies et actes officiels. Ceci dit, si ma curiosité artistique n’a guère été satisfaite (il y a quand même quelques pièces, notamment de très belles estampes japonaises), j’ai appris beaucoup sur cette dynastie, à laquelle les musées parisiens doivent nombre de leurs pièces maîtresses et qui s’est hélas éteinte à Auschwitz.
fab-
