La nation arc-en-ciel

Il y a 16 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Le début de ce week-end prolongé était une véritable invitation au voyage, de préférence nostalgique…

Pour commencer, vendredi soir, grâce au théâtre de la Ville, la danse réunissait mes vacances passées et (peut-être) future : Gregory Maqoma, danseur et chorégraphe sud-africain, présentait un spectacle monté en collaboration avec Akram Khan, chorégraphe indien dont j’avais loupé le précédent spectacle sur la scène du même théâtre, et avec Faustin Linyekula, chorégraphe congolais longtemps exilé au Kenya. Seul à danser, mais accompagné de quatre musiciens (violon, violoncelle, cithare et percussions), G. Maqoma dialogue avec différents personnages (son père, ses amis chorégraphes, la reine d’Angleterre, Dieu…) sur l’importance de l’Histoire, le pardon, la recherche de soi… Les lumières et la musique agrémentent des mouvements d’influence tantôt indienne, tantôt occidentale, tantôt africaine. J’ai rarement vu un syncrétisme aussi réussi, aussi fluide. Le tout début du spectacle m’a fait craindre le pire, par sa lenteur (je me voyais déjà devant un autre Lemi Ponifasio), mais finalement le propos était passionnant. Dommage que les représentations soient finies !

Pour continuer dans la même veine, j’ai profité samedi soir d’un des spectacles organisés dans le cadre du focus Afrique du Sud, à la Villette : le concert de Johnny Clegg. En première partie, dont j’ai loupé le début, la musique de Vusi Mahlasela, que je ne saurais qualifier, était très festive. Il faudra que je réécoute cet artiste que je ne connaissais pas. En deuxième partie, en revanche, l’un des musiciens de Deep Forest (eh oui) avait organisé un hommage au football qui m’a laissée de marbre.

Les images étaient parfois belles, mais le thème n’est vraiment pas ma tasse de thé, et cette partie-là m’a convaincue, s’il en était besoin, que la musique électronique n’a aucun intérêt en concert (même si je ne crache pas dessus en soirée). Heureusement, en troisième partie, J. Clegg, bien que malade, a vraiment réchauffé l’ambiance qui était un peu retombée ! A 57 ans, le zoulou blanc est encore en forme et ses démonstrations de lever de jambe n’ont rien à envier à celles des jeunes guerriers des villages à touristes près de Durban ! Je ne connaissais pas la moitié des chansons qu’il a interprétées, ce qui a rendu la soirée vraiment excellente !

Et surtout… j’ai finalement envie de retourner en Afrique du Sud, visiter la partie Ouest que je n’avais pas eu le temps de voir la dernière fois !

fab-

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