LE BLOG DANS L'HERBE
Actualité, agenda, coups de coeur, c'est ici que ça se passe !
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Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Vendredi dernier, c’était la journée de la photo. Non, non, ne cherchez pas dans les agendas mondains parisiens, ce n’était que la mienne, de journée !
Pour commencer, le midi, je suis allée voir la petite mais sympathique exposition de la mairie du Xe arrondissement qui avait organisé, dans le cadre de ses Rencontres photographiques, un concours au thème totalement libre. Les résultats sont inégaux, mais réservent quelques belles surprises. Si vous passez dans le coin, c’est ouvert, c’est gratuit, passez donc y jeter un œil !
Le soir-même, je prolongeais avec une petite visite à Paris Photo, la foire parisienne de la photo, nettement plus connue et nettement plus bondée. Armée des recommandations distillées par mon magazine fétiche, Arts Magazine, j’ai donc foncé vers les quelques stands qui m’attiraient, pour y voir Nick Brandt et ses majestueux hôtes de la savane, ou encore Stéphane Couturier et ses immeubles à la Mondrian… J’y ai aussi découvert le travail de Lalla Essaydi, plein de poésie, ou encore celui de Michel Kirch, à la géométrie parfaite… de loin mon coup de cœur (si j’avais dû acheter une photo ce soir-là, elle aurait été de lui) !
Et pour parachever cette journée argentico-numérique, j’ai profité en sortant, sur la place du Palais royal, de l’exposition en plein air « Portraits – Autoportraits », où des photos d’enfants du monde entier sont placées à côté des dessins de ces mêmes enfants, se représentant.
Mais cette monomanie du vendredi ne prend finalement tout son sens que ce lundi, grâce à ce blog. En effet, en cherchant les liens qui vont bien, j’ai découvert que le parrain des Rencontres photographiques du Xe était… Stéphane Couturier ! Petit, ce monde, je vous disais !

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Si je vais depuis toute petite dans des musées et depuis presque aussi longtemps au théâtre, ma connaissance de la danse n’en est qu’à ses balbutiements. Pour pallier cette lacune, j’ai donc enclenché la 2nde vitesse cette année et ai réservé quelques spectacles au hasard, me fiant à mon instinct et aux remarques avisées de ma copine Amandine.
C’est ainsi que j’ai assisté, hier soir, à « La Belle », du chorégraphe Nasser Martin-Gousset, au théâtre de Chaillot. Le commentaire du programme promettait quelque chose d’original, et je ne fus pas déçue sur ce plan-là, même si l’histoire est au demeurant on ne peut plus classique.
La musique acidulée des années 1980 (Kate Bush, Kylie Minogue…) et l’usage de la vidéo (les danseurs se filment mutuellement, l’image étant projetée derrière eux, ce qui permet d’avoir deux points de vue sur la scène en même temps) posent un décor un brin anachronique, où évoluent des personnages bien de notre temps (la princesse se rebelle, la sorcière aguiche le prince…).
Ce qui me frappe toujours, dans la danse, c’est la performance physique : ce spectacle-là n’échappe pas à la règle ! J’ai notamment été marquée par la sorcière-araignée, épatante de souplesse (regardez la vidéo sur le site de Chaillot, puis réservez vos places, ça se joue jusqu’au 27 novembre… ou allez aux séances de rattrapage à Cergy, début décembre !)…
Quant à la princesse-poupée endormie, malléable à merci, elle a bien mérité son bisou !

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Je ne suis jamais allée au Mexique et n’étais donc jamais, jusqu’à présent, entrée dans une cité mésoaméricaine. C’est désormais chose faite ! Au musée du quai Branly, on peut en effet, jusqu’en janvier 2010, se balader dans l’une des plus célèbres de ces villes, grâce à la scénographie de l’exposition « Teotihuacan », qui reproduit le plan de la cité des Dieux.
Au fur et à mesure que l’on remonte l’allée des Morts, en direction du temple du Soleil, on apprend tout (enfin… tout ce que les archéologues savent, car seuls 10% de cette cité ont été fouillés pour l’instant !) de la vie politique, des pratiques religieuses, de l’organisation sociale de l’époque.
Et c’est fou ce que plonger dans un passé lointain (dans le temps et dans l’espace) peut nous apprendre sur nous-mêmes ! Les Teotihuacans vivaient dans des logements construits selon un modèle unique et groupés par petit nombre, avec une seule entrée… un immeuble collectif à un niveau, en quelque sorte ! Leur système politique était visiblement très structuré, mais aucune figure dominante n’apparaît dans les textes et les images qu’ils ont laissés… Un modèle collectiviste idéal ? Nul ne sait.
Tout comme nul ne sait exactement pourquoi cette cité dont le commerce rayonnait sur toute la région et qui a beaucoup influencé la civilisation postérieure des Aztèques a disparu tout à coup, au VIe siècle…
Ils nous ont laissé en tout cas de bien belles pièces, telles de petites figurines en terre représentant les différents membres de la cité, de magnifiques masques en pierre… et cette poule folle qui, je l’avoue, m’a particulièrement attendrie.

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Je n’avais pas fait attention à la collusion des dates, lorsque j’ai réservé les billets pour le concert de samedi soir. Et pourtant… En ces temps de commémorations de la chute du mur de Berlin, aller voir le concert des 17 Hippies (prononcer : [di zibtsène hipiz]), groupe berlinois que j’affectionne depuis quelques années, était finalement une évidence !
Leur dernier album ne m’avait pas convaincue, lorsque je l’ai écouté à la fnac, mais leur performance sur scène m’a fait changer d’avis. Encore une fois, dans une salle peu connue pour ses débordements (celle du théâtre de la Ville), le public a été conquis ! Comme on pouvait s’y attendre, il y avait majoritairement des Allemands ou des germanophiles, mais ce qui m’a étonnée, c’est surtout le fait qu’il n’y avait que des cinquantenaires (l’âge des membres du groupe)… ou des ados. Très peu de gens entre les deux. Je me réjouis, d’ailleurs, que cette musique plaise aussi aux nouvelles générations ! Mais il faut dire aussi qu’ils sont particulièrement à l’aise sur scène, changeant de place et d’instrument au gré des chansons, chaque musicien avec son style propre (ils sont 13, comme leur nom ne l’indique pas), plus ou moins déjanté.
Comment qualifier la musique des 17 Hippies ? Difficile exercice, auquel même eux ne cherchent plus à se livrer. Le seul mot qui me vient à l’esprit est : « berlinois » ! Je n’arrive d’ailleurs même pas à m’expliquer pourquoi, mais il semble tellement évident que ce mélange de klezmer, de pop, chanté en plusieurs langues, vient de cette ville aux multiples visages !
Faites tomber vos murs, écoutez-les !

Sans plus tarder, voici le palmarès complet de cette 7ème édition de Courts dans l’Herbe !
PRIX DE LA PELOUSE D’OR
OKTAPODI
de J. Bocabeille,F-X Chanioux, O. Delabarre,T. Marchand, Q. Marmier, E. Mokhberi
les Gobelins
En lice pour la dernière cérémonie des oscars, ce trés court-métrage présente l’aventure de deux poulpes qui, pour échapper aux griffes d’un commis cuisinier, se lancent dans une course poursuite burlesque.
Après avoir fait le tour du monde et reçu plus d’une dizaine de prix très prestigieux dont le prix Best of Show remporté au Siggraph de Los Angeles, c’est le public de Courts dans l’herbe qui l’a plébiscité pour lui remettre le Grand prix du festival.
Pour plus d’infos
le site d’oktapodi
le site des Gobelins

Vous vous rappelez sans doute l’excellent 7h35 de la manana de Nacho Vigalondo diffusé à Courts dans l’herbe en 2005.
Depuis, ce talentueux réalisateur n’a pas chaumé car il a réalisé 2 courts-métrages et un long : Timecrimes (Los Cronocrímenes en V.O ) qui vient de sortir en DVD.
Pour son premier long-métrage Nacho Vigalondo secoue les règles du voyage dans le temps. Mieux, il double son thriller de S.F d’une dissection passionnante du slasher et d’une love story remuante. Véritable petit prodige scénaristique, une interwiew de Nacho a été réalisé par le magazine Mad Movies qui revient amplement sur la fabrication du film.
Et cerise sur le gâteau, voici Domingo en V.O, le dernier Court-métrage de ce cinéaste à suivre (compréhensible aussi pour les non hispanophones !)

Il y a quelques années, Neill Blomkamp, réalisateur de pubs sud-africain, avait sorti ce court métrage assez bluffant. Mélange entre docu / fiction / science fiction : Alive in Joburg décrit le quotidien d’ extra-terrestres fraichement débarqués sur Terre en… 1990. Le problème, c’est que fuyant leur propre planète où ils sont réduits à l’état d’esclave, ils choisissent comme point de chute… Johannesburg en plein Apartheid !
Peter Jackson (King Kong, le seigneur des anneaux) produit son premier long métrage Disctrict 9 tiré de son précédent court. Sortie prévue le 16 septembre sur les écrans français.

Avatar de James Cameron montre enfin le bout de son nez !
Après plus d’une décennie d’attente, voici enfin les premières images d’Avatar de James Cameron, annoncé comme une grosse claque, ce film de science-fiction mêlant un environnement entièrement en 3D avec des acteurs réels. A un détail près : on ne devrait pas voir la différence, ni se rendre compte qu’il s’agit d’effets spéciaux…
Les Fans nourrissent de gros espoirs dans ce film à en juger par leurs commentaires:
« Avatar va changer le cinéma. Cela ne ressemble à rien de ce que vous avez imaginé »
Alors Avatar aura-t-il le même impact dans l’histoire du cinéma que le passage du muet au parlant ?
réponse le 16 décembre 2009 !
BEETLEJUICE AU PAYS DES MERVEILLES
Tourné en Imax 3-D, en prises de vue réelles et en CGI, le prochain film de Tim Burton dévoile ses premières images et elles sont … déroutantes. Car si on pénètre dans l’univers de Lewis Carroll dès les premiers instants magiques de ce teaser, la suite semble osciller entre l’épouvante, l’hystérie et une version hypertrophiée du Magicien d’Oz, avec l’inévitable Johnny Depp en plein délire cabotin : il semble d’ailleurs que le Chapelier Fou tienne un rôle très important dans le film, qui se déroule un an après la première aventure de Dorothy (le script est signé par la scénariste du Roi lion, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer). A ses côtés, un casting de prestige : Mia Wasikowska (Solitaire, Les Insurgés) en Alice, Helena Bonham Carter, Alan Rickman, Christopher Lee, Anne Hathaway, Michael Sheen, Stephen Fry, Timothy Spall, Crispin Glover, Marton Csokas… Que du beau monde, sans oublier l’équipe d’Avatar aux décors, celle du Pôle express et de Beowulf aux effets visuels, Dariusz Wolski (Sweeney Todd) à la photo et le fidèle Danny Elfman à la musique.Sortie prévue le 24 mars 2010.
HERGE EN AMERIQUE
Steven Spielberg (Jurassic Park, La Guerre des Mondes) et Peter Jackson (Braindead, Le Seigneur des Anneaux) viennent d’annoncer qu’ils produiront, avec Kathleen Kennedy et DreamWorks, une trilogie de films basés sur les bandes-dessinées Tintin. Pour Spielberg, qui avait d’abord acheté les droits d’adaptation de la série en 1983, c’est la fin d’une attente de 24 ans !
Peter Jackson devrait en profiter pour rebondir après les annulations coup sur coup de deux de ses projets l’an dernier : les adaptations du roman Bilbo le Hobbit, de J.R.R. Tolkien, et du jeu vidéo Halo. Spielberg et Jackson prévoient en effet de réaliser chacun au moins l’un des films, laissant éventuellement le troisième à un autre réalisateur. Le retour de Jean-Pierre Jeunet, évoqué pour adapter Tintin il y a six ans ?
Les films Tintin seront intégralement en images de synthèse. « Nous voulions que les aventures de Tintin aient l’apparence d’un film avec des acteurs, explique Spielberg. Mais Peter et moi trouvions que réaliser un film ainsi n’aurait pas rendu hommage au look si particulier des personnages et du monde créés par Hergé. » C’est WETA Digital, la boîte d’effets spéciaux de Jackson, déjà à l’oeuvre sur Le Seigneur des Anneaux et King Kong, qui devrait assurer les images de synthèse. « Les personnages d’Hergé ressemblent maintenant à des êtres vivants, avec des émotions et une âme. Ca va bien plus loin que tout ce qu’on a vu en animation à ce jour », s’emporte Spielberg. Pour autant, les deux réalisateurs barbus comptent tenter un grand écart : les héros de Hergé garderont leur apparence tout en évitant un look bande-dessinée. « Ils auront l’air photoréalistes, explique Peter Jackson. Les fibres de leurs vêtements, les pores de leur peau, les poils… Ils ressembleront exactement à des personnes réelles –mais créés par Hergé. »
1er episode de la trilogie : le secret de la licorne !
En bonus ce court-métrage réalisé en 2004 par le réalisateur Olivier Boillot dans le cadre d’un travail de fin d’étude. Il y imagine Hergé enfant rêvant Tintin. Le résultat donne une idée plutôt encourageante de la façon dont un cinéaste moderne peut appréhender l’oeuvre d’ Hergé, ici en live action évidemment.
fab-