LE BLOG DANS L'HERBE
Actualité, agenda, coups de coeur, c'est ici que ça se passe !
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Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Il paraît que les mois en « r » sont particulièrement recommandés pour les fruits de mer. C’est dommage, je n’aime pas les praires ! Mais cela ne m’empêche pas d’apprécier la mer en hiver : c’est le moment idéal pour s’y balader, sans touristes, sans chichis, même à des températures polaires…
Cette année, c’est dans les environs de Saint-Malo que j’ai passé le cap calendaire. Je pourrais me donner de grands airs et vous régaler des vues du cap Fréhel à la pointe du Grouin, mais j’ai choisi plutôt de vous parler de plaisirs culinaires.
En effet, le réveillon du 31 fut quelque peu austère (quelques coquilles Saint-Jacques, quand même !), mais le Premier fut heureusement l’occasion de faire bonne chère. C’est ainsi que j’ai pu goûter au menu de fête du « Narval », à Cancale : huîtres locales, langouste flambée… le tout avec un petit soleil qui chauffe les lombaires (merci la véranda en verre !).
Rien de très extraordinaire, me direz-vous ! Certes, mais c’était parfait pour terminer le mois de mon anniversaire !

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Si le calendrier de l’Avent est une tradition incontournable, il en est une autre qui ne demande qu’à le devenir également : celle du cirque de Noël. L’an dernier déjà, en effet, j’avais profité de la trêve des confiseurs pour m’emplir la tête de magie. Cette année encore, je suis donc allée voir le spectacle proposé par le cirque Phénix, avec les « étoiles » du cirque de Pékin.
Certes, on est mal assis et il fait froid, mais une fois de plus, les prouesses des jongleurs, acrobates et autres contorsionnistes m’ont fait oublié les légers désagréments du chapiteau. Les mots me manquent maintenant, comme le souffle me manquait parfois, pour décrire l’émerveillement que l’on ressent devant ces jeunes femmes d’apparence si fragile et pourtant si solides, ou devant ces hommes si musclés et pourtant si gracieux. J’ai été particulièrement impressionnée par le numéro de balançoires et par celui d’une contorsionniste qui se tenait sur une seule main.
C’est décidé, je le note dans mon calendrier perpétuel : après Noël, désormais, c’est le cirque !

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Hier soir, trois mois après avoir assisté à la représentation de « L‘Européenne » au théâtre des Abbesses (dont le point de départ narratif est le multilinguisme en Europe), j’ai pu une fois de plus constater que la confrontation des langues et des cultures est un terreau fertile pour l’art.
« Sin Sangre » est en effet une pièce adaptée d’un roman d’Alessandro Barrico, italien, jouée en espagnol (surtitré, ouf !) par une troupe chilienne. Le métissage pourrait s’arrêter là et je pourrais également me contenter de dire que le leitmotiv de la pièce était la vengeance et la guerre. Mais heureusement, c’était bien plus que cela !
La compagnie Teatrocinema a été fondée en 2006 dans le but de mêler cinéma et théâtre (comme son nom l’indique, me direz-vous). Rien de révolutionnaire ? Peut-être, mais le résultat est vraiment génial : c’est perturbant au départ, certes, mais au final, j’ai beaucoup aimé. Concrètement, les acteurs jouent entre deux écrans, ce qui permet de projeter une image de fond mais aussi des éléments de décor au premier plan (la calandre d’une voiture, par exemple, comme dans les vieux films où l’acteur tournait le volant dans le vide). Ils sont également juchés sur un plateau mouvant qui leur permet de se déplacer ou de tourner sans avoir à bouger les jambes : l’effet pour le spectateur est le même que dans les films, lorsque la caméra tourne (c’est difficile à expliquer, il me manque clairement du vocabulaire sur la question : allez, hop, je rajoute une ligne sur ma liste des choses à apprendre avant de mourir !).
Voilà pour la forme ! Et le fond ? Vengeance, guerre, sang, meurtre, folie… et philosophie. La vengeance permet-elle ou empêche-t-elle le pardon ? La guerre justifie-t-elle l’inhumain ? La recherche d’un monde meilleur peut-elle justifier la guerre ? On ressort de là avec beaucoup de questions, mais peu de réponses… et surtout une énorme envie de relire Hannah Arendt (à ce sujet, je vous enjoins à aller voir, tant qu’il en est encore temps, « Le démon de Hannah », à la Comédie des Champs-Elysées).
En me relisant je me rends compte que cette pièce peut sembler austère. Et pourtant, elle est sans conteste l’un de mes coups de sang du trimestre…

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Alors que les températures ont chuté de manière drastique, notamment à la maison, où l’on atteint péniblement les 16°C en brûlant la moitié de la forêt amazonienne, il était temps que je découvre enfin un restaurant dont on me parlait depuis des années, rue Notre-Dame-de-Lorette.
C’est ainsi que je suis allée manger africain, plus précisément éthiopien, au Addis Abeba. Ici, pas de place pour la grisaille : la formule, végétarienne ou pas (ça m’a rappelé l’Inde : « Veg or non-veg ? »), vous permet de goûter à plusieurs plats à la fois. Pas de place pour les paranoïaques de la grippe A non plus : on mange avec les doigts, à l’aide de sortes de crêpes, tous dans le même gigantesque plat où sont dispersées les diverses spécialités.
Au-delà de la nourriture, délicieuse et copieuse, la soirée fut fort agréable, avec de très beaux et aimables serveurs, des nappes magnifiques aux motifs brodés traditionnels (je n’ai hélas pas retrouvé de photo potable sur Internet pour vous montrer) et Getatchew Mekuria en musique de fond (ou était-ce un tome des Ethiopiques ?). Même si au premier abord, la disposition des lieux fait davantage penser à une cantine qu’à un restaurant chic, je ne saurai que conseiller cette adresse aux amoureux de l’Afrique, d’une part, mais surtout à tous ceux qui cherchent un peu d’originalité, au milieu des sempiternels italiens et japonais…

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Remplir mon sac de sucreries, je disais donc… mais pas seulement !
J’avais en effet deux adresses à visiter dans la capitale des Gaules, glanées au fil de mes blogs culinaires fétiches (voir la page « Où surfer ») : une confiserie, d’une part, et une boutique pour cuisinières, d’autre part. Ni l’une ni l’autre ne m’ont déçue.
J’avais lu à plusieurs endroits qu’à Lyon, au 4 rue du Plat, venait de s’ouvrir une boutique miraculeuse, où l’on vend toutes sortes de matières premières pour les professionnels de la bouche… mais aussi pour les amateurs : amandes en poudre, fruits confits, levure, chocolat à pâtisser de diverses origines, arômes, colorants, etc. Le tout en gros conditionnement « banal », donc moins cher et plus écolo (une petite boîte de 100g d’agar agar presque pour le prix de mes deux sachets de 2g à la Biocoop !).
Diable, me disais-je déjà en moi-même, c’est dommage qu’il me faille payer le TGV pour accéder à ce luxe ! Naïve que j’étais ! En discutant avec le vendeur, j’ai finalement découvert que cette boutique n’était que l’annexe d’une autre… située à Paris. Toute déconfite, je suis donc allée explorer la rue Tiquetonne, que je croyais pourtant connaître par cœur, pour pénétrer dans le saint des saints : la maison mère de G.Detou (j’en vois déjà qui se moquent de mon ignorance). Eh bien, je suis quand même rassurée : c’est beaucoup plus chaleureux et accessible à Lyon qu’à Paris ! Ouf, je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien !
L’autre adresse (qui n’existe pas à Paris, c’est promis) est la boutique Violette et Berlingot, située dans la rue des restaurants touristiques. Je m’attendais au même genre d’eden terrestre que la Grande duchesse, mais c’est un peu différent : quelques biscuits certes (principalement alsaciens), mais surtout une incroyable collection de réglisses, graines sucrées et bonbons régressifs en tous genres (roudoudous, berlingots, anis de Flavigny, bêtises de Cambrai…). Visitez leur site Internet, la vendeuse m’a confié qu’il serait marchand dès la mi-janvier ! Et pour ceux d’entre vous qui sont à Lyon, ils organisent des dégustations et des cours de pâtisserie !
Après toute cette débauche de sucre, je ne vois qu’une seule solution : il va me falloir vider mon calendrier de l’Avent en attendant la bûche de Noël !

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Le week-end dernier, j’étais à Lyon. Certes, principalement pour y voir quelques amis et goûter quelques douceurs (ce sera l’objet du prochain billet). Mais également parce que depuis mi-septembre et jusqu’à début janvier, s’y déroule la Xe Biennale d’art contemporain.
Ladite Biennale s’étale principalement sur trois sites, mais je n’ai eu le temps d’en visiter que deux : la Sucrière, d’abord, la fondation Bullukian, ensuite.
Comme son nom l’indique, la Sucrière est une ancienne raffinerie de sucre, réhabilitée récemment – comme tout le quartier des docks où elle se trouve, dans la même veine que les anciens chantiers navals de Nantes, pour ceux qui connaissent- pour en faire un lieu d’exposition. Le bâtiment, immense, était donc déjà intéressant à voir, mais ce qu’il abrite l’est encore plus !
Si l’accueil est d’emblée brutal (une moitié de portail, reliée à un mur de plâtre par une charnière, pivote et heurte à chaque fois ledit mur, qui s’effondre progressivement, symbolisant, si j’en crois le cartel, la privation de liberté et ses conséquences), la suite est inégale, comme toujours dans l’art contemporain. Je n’ai guère retenu certaines œuvres, que je n’ai pas comprises, mais en ai heureusement quelques autres en mémoire, tels ces murs peints en noir sur lesquels l’artiste fait dessiner à la craie, chaque jour, une caricature que lui inspire l’actualité. Au fur et à mesure, le mur se remplit et les nouveaux dessins remplacent les anciens. Ou ces ossements humains en porcelaine de Chine peinte, et que les visiteurs peuvent acheter. Ou encore ces cabanes aux murs faits de pellicules (réalisées par Agnès Varda, qui s’essayait là à ses premières œuvres en tant que plasticienne, et non cinéaste). Ou enfin ces enseignes lumineuses où l’artiste a inscrit des petites phrases glanées au cours de ses rencontres avec les habitants du quartier qu’il prenait en photo…
Du côté de la fondation Bullukian, point de démesure en revanche : le lieu est tout petit. Point de douceur non plus : elle abrite l’exposition des dessins à l’encre de Laura Genz, qui a suivi au quotidien l’occupation de la Bourse du travail par des sans-papiers, pendant plus d’un an, jusqu’à leur expulsion par la force. Ses dessins sont poignants, sans être misérabilistes. Leur sens est évident, contrairement aux œuvres vues à la Sucrière : cela se rapproche plus du journalisme que de l’art provocateur.
Après toutes ces émotions artistiques, vous comprenez sans peine qu’il me fallait courir remplir mon sac de sucreries pour me remettre !

L’association Courts dans l’Herbe est heureuse de partager avec vous cette sélection de courts-métrages sur le thème de Noël.
(Attention certains de ces films sont déconseillés aux enfants !)
