LE BLOG DANS L'HERBE
Actualité, agenda, coups de coeur, c'est ici que ça se passe !
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Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Dans le cadre de Suresnes Cité Danse, dont je parlais déjà il y a deux billets, j’étais hier soir au spectacle donné par la compagnie Trafic de styles et chorégraphié par Sébastien Lefrançois. Intitulé « Ficelle d’encre », ce spectacle mêle hip hop et cirque, sur une musique inspirée des mélodies marocaines.
Avant de se tourner vers une chorégraphie résolument hip hop, en effet, quelques danseurs exécutent des morceaux que l’on aurait davantage vu au cirque : jonglage, acrobaties sur une barre, clown… Et pourtant, cela ne paraît absolument pas incongru.
Le décor, simplissime au premier abord, constitué d’une grande bâche blanche posée sur le sol, évolue au cours du spectacle : la bâche, soulevée par un ou plusieurs coins, parfois sur toute sa moitié, permet aux danseurs de se glisser dessous ou de projeter leur danse en ombres chinoises, auxquelles sont ajoutés, parfois, des mots réalisés en fil de fer.
Jusque-là, les commentaires qui qualifiaient un spectacle de « poétique » ne signifiaient rien pour moi. J’ai désormais compris : c’est en effet le premier mot qui m’est venu à l’esprit hier soir ! Que ce soit au début ou à la fin, avec ou sans les mots projetés, la poésie était là.
Du coup, je suis bien embarrassée : je ne saurais dire lequel, de Blanche-Neige ou de Ficelle d’encre, m’a le plus plu ! Les mots, hélas, sont finalement bien peu de choses…

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Jusqu’au 20 février, le musée Marmottan propose une exposition réalisée grâce à un échange avec le musée von der Heydt, de Wuppertal : ce dernier expose des œuvres de C. Monet prêtées par Paris tandis qu’ici, nous bénéficions d’œuvres de fauves français et d’expressionnistes allemands et autrichiens appartenant à l’Allemagne.
J’hésitais à aller voir cette exposition, n’ayant de l’expressionnisme qu’un souvenir relativement sombre et amer de mes cours d’allemand du lycée, mais lorsque Arts Magazine (encore et toujours…) m’a proposé une visite privée, je n’ai plus tergiversé… et ne l’ai pas regretté : j’ai notamment appris que Robert Delaunay avait eu une période fauviste, qui m’avait totalement échappée jusque-là, et découvert de nouveaux peintres tels Auguste Herbin (hélas, je n’arrive pas à trouver son Portrait de jeune fille sur Internet pour vous le montrer… alors que c’est très nettement mon coup de cœur de l’exposition !), Adolf Erbslöh (cf. ci-dessus, sa Jeune fille en jupe rouge) ou Wladimir von Bechtejeff.
Finalement, j’aime bien l’art dégénéré ! Ce qui m’épate surtout, c’est de voir comment ils ont représenté la mélancolie, voire le désespoir, de leur période tourmentée, avec des couleurs aussi vives. Cela dépasse mes repères habituels, j’avoue, mais j’aime être déroutée !
En tout cas, il vous reste un mois pour profiter de l’exposition, dans ce petit musée fort sympathique bien qu’excentré. Et si ces expressions vous donnent le blues, vous pourrez toujours revoir la vie en rose devant les Impressions au soleil levant de Monet, dans les collections permanentes !

Chaque année, depuis juin 2005, à Saint-Maur-des-Fossés, plus d’une centaine de bénévoles organisaient un curieux festival, Courts dans l’Herbe, où tous les arts étaient représentés : musique, théâtre, cinéma, peinture, sculpture, arts du cirque et de la rue…
Ce festival gratuit, carrefour de toutes les cultures, se déroulait au sein des ruines de l’abbaye Saint-Pierre du Fossé (VIIe siècle). Ce site exceptionnel a accueilli, entre 2005 et 2009, des artistes contemporains qui lui ont redonné couleur et vie.
Mais à la fin de l’année 2009, la municipalité de Saint-Maur-des-Fossés n’a pas souhaité reconduire le festival Courts dans l’Herbe au Parc de l’abbaye – terre d’accueil de l’événement. Elle a proposé aux organisateurs de l’expatrier à Sucy-en-Brie, dans un stade.
Courts dans l’Herbe, c’est une aventure d’amis, bénévoles, Saint-Mauriens pour la plupart, qui étaient ravis, chaque année, d’offrir au public une fête encore plus belle, chez eux. L’idée de déménager notre festival nous semble aujourd’hui impossible, nous sommes trop attachés au Parc de l’abbaye.
Ajoutez à cela l’absence de moyens matériels nécessaires à la réalisation d’un tel évènement (l’association doit rendre les clefs de ses locaux) et les relations trop souvent conflictuelles entretenues avec la nouvelle équipe municipale. Le temps est venu de nous séparer. Nous n’avons pas les mêmes rêves pour notre ville.
L’édition 2009 de Courts dans l’Herbe était donc la dernière à Saint-Maur.
Nous remercions tous nos partenaires publics et privés qui nous ont aidés depuis 2005 et qui ont cru en notre projet, notre public pour ces sourires épanouis de petits et de grands découvrant nos surprises. Nous ne cesserons jamais de remercier tous les bénévoles qui nous ont accompagnés depuis 2003, et qui ont conçu ce festival de leurs mains.
« Tirez le rideau, la farce est jouée » a écrit notre cher François Rabelais qui a vécu non loin du Parc de l’abbaye. Il se retournera sans doute dans sa tombe lorsqu’il apprendra la nouvelle…
À bientôt, sous d’autres cieux, sous d’autres formes.
Lire le communiqué de presse en PDF
fab-
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Grâce au festival Suresnes Cité Danse, j’ai décidé de poursuivre ce mois-ci mon apprentissage de la danse commencé en novembre… Hier soir, j’ai donc assisté au spectacle proposé par Raphaëlle Delaunay et Blanca Li, dans deux styles différents mais qui m’ont tous deux beaucoup plu.
La première partie s’inspirait de l’histoire de la musique noire américaine, plus particulièrement du jazz, et était exécutée par cinq danseuses magnifiques, aux jambes interminables. C’était donc du plus bel effet, surtout pour les morceaux de fox trot et de swing ! Malheureusement, j’étais placée juste derrière un groupe de scolaires (élèves de 3e ?) qui ne réagissaient qu’aux rares rythmes hip hop et n’avaient visiblement aucune culture du mouvement des Civil rights : la traduction, sur scène, de la chanson « Strange fruits » de Billie Holiday n’a suscité que sarcasmes et rires… Dommage, c’était pourtant à mon avis le moment le plus émouvant ! (eh oui, moi aussi j’ai été jeune et conne, mais bon, maintenant je suis de l’autre côté de la barrière, alors j’ai le droit de me plaindre !)
En deuxième partie, en revanche, les petits jeunes se sont déchaînés : il faut dire que la chorégraphie était beaucoup plus accessible, mélange de hip hop et de cirque, avec quelques morceaux de human beat box. L’enthousiasme était là, même si Amandine, qui m’accompagnait, n’a pas aimé les lumières. Cela ne nous pas empêché d’acclamer le collectif Jeu de Jambes.

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Finalement, le ciel m’a été clément, et j’ai réussi à aller jusqu’à Rome la semaine dernière. Du coup, il fallait bien que je visite quelques églises pour remercier ma bonne étoile… mais ce sera l’objet du prochain billet (ou du suivant, sans doute, vu le programme de la semaine…).
Avant, il faut que je vous parle de l’exposition « Caravage – Bacon » que je suis allée visiter à la villa Borghèse (le ciel m’a d’ailleurs également été clément à cet égard puisque, normalement, les visites non réservées étaient closes, mais le gentil monsieur de l’accueil a bien voulu faire une exception et me laisser entrer pendant une heure…).
Arts Magazine m’avait prévenue : le propos de cette exposition était un peu décousu. En effet, le cartel de l’entrée annonçait la couleur : Francis Bacon ne s’est jamais inspiré du Caravage et leurs peintures n’ont pas vraiment de point commun. Si j’ai bien compris, les commissaires de l’exposition voulaient juste exposer deux peintres célèbres. Les salles essayaient d’être vaguement thématiques, mais il fallait lire les panneaux pour le savoir…
La villa Borghèse est réputée pour sa collection de tableaux, qui est effectivement impressionnante. Du coup, l’exubérance des salles empêchait d’apprécier l’exposition temporaire et j’ai sans doute manqué quelques pièces. Heureusement, je connaissais déjà la majorité des tableaux du Caravage présentés (comme ce Judith et Holopherne). Je me suis donc concentrée sur ceux de Bacon, sur lequel j’avais un a priori négatif. Finalement, j’ai bien aimé ses autoportraits et ses reprises du portrait d’Innocent X de Velazquez (seul un exemplaire était exposé, mais il en a fait plusieurs).
Le surréalisme reste toutefois, pour moi, un casse-tête…

Comme vous ne le Savez peut-être pas, avec Rym et Fab, nous avons passé notre semaine à Nova, au beau milieu de l’océan de disques vynils accumulés en 40 ans d’existence : un pur régal !
Voici quelques uns des titres oubliés que j’ai pu croiser et qui font toujours chaud aux oreilles :
Et une dernière friandise pour finir : Dee nasty tout jeunot dans les terrains vagues des 80’s ….
fab-
« Hunter Prey » le premier long-métrage du réalisateur du court-métrage « Batman: Dead End », se dévoile sur la toile.
En 2003, un petit court-métrage original et superbement réalisé avait crée le buzz sur internet. Il s’agissait de « Batman: Dead End » réalisé par le jeune mexicain, Sandy Collora (voir article « Batman en courts »)
Aujourd’hui, le jeune auteur passe à la vitesse supérieur avec le film de science-fiction « Hunter Prey« . A mi-chemin entre Mad Max et Star Wars, le long-métrage raconte les aventures d’une troupe de commandos partant traquer un extra-terrestre évadé sur une planète hostile ressemblant étrangement à Tatooïne (la planète d’origine de Luke Skywalker).
Tourné au Mexique avec un petit budget, ce long-métrage s’annonce pourtant ambitieux, proposant un univers très original et un design novateur. On peut découvrir sur la toile les premières photos de « Hunter Prey », accompagnées d’une interview du metteur en scène en attendant impatiemment que le film sorte en salles.
fab-
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Après tous ces retours en arrière, il fallait quand même que je me réinscrive dans le présent un jour, voire que je me projette dans l’avenir ! Ce fut chose faite dimanche après-midi, avec la pièce « La Fabbrica », d’Ascanio Celestini. En quoi est-ce un bond en avant, vous demandez-vous ? Eh bien parce qu’A. Celistini est italien et que demain matin, je pars à Rome (ou pas… mais ceci est une autre histoire).
La Fabbrica, comme son nom l’indique (ah, le bonheur des langues latines !), se passe dans une usine (sidérurgique, pour être exacte) italienne. C’est l’histoire de trois générations d’ouvriers, mais aussi de leur patron, de leurs femmes, de leur amante, de leurs morts, de leurs combats… Une histoire poignante racontée par deux acteurs absolument géniaux. La mise en scène de Charles Tordjman est sobre, parfaite pour mettre en valeur le récit.
Pourtant (il y a toujours un « mais », n’est-ce pas !?), je ne peux me montrer dithyrambique parce qu’il y a quand même quelque chose qui m’a gênée dans cette mise en scène : la présence de chanteurs (un quatuor), qui scandaient le récit par des chants polyphoniques, a cappella. Comme pour les solistes soprano, les sons aigus me dérangent un peu, surtout lorsque l’harmonie me semble un peu bancale (cela m’a fait penser à un mélange de chants corses, par les trémolos, et de chants bulgares, par le côté nasillard). Il paraît pourtant que c’est ce qui a séduit l’auteur dans cette mise en scène française…
En tout cas, la pièce se joue encore jusqu’à dimanche, alors si vous êtes à Paris, je ne saurais trop vous conseiller d’y courir ! Je penserai à vous en dégustant mes pâtes…
