LE BLOG DANS L'HERBE

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•  Vive la mondialisation !

Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Samedi dernier, j’avoue, je serais bien restée tranquillement au fond de mon canapé, à bouquiner. Mais j’avais pris des places pour une pièce de théâtre qui promettait d’être originale, à défaut d’être passionnante : une reprise japonaise (« Tori no tobu takasa ») d’une pièce française de la fin des années 1960.

A l’origine, la pièce de Michel Vinaver (« Par-dessus bord ») se situait dans une entreprise française de papier toilettes, rachetée par une multinationale américaine. L’auteur japonais Oriza Hirata l’a adaptée à l’époque : une entreprise japonaise produisant des sièges de toilettes (les Japonais n’utilisent pas de papier !) est alors rachetée par un fonds d’investissement… français !

La pièce évolue ainsi sur deux niveaux : de franches rigolades lorsque les employés sont forcés à réfléchir à l’utilité de leurs produits par les consultants français, d’une part, mais aussi une réflexion plus philosophique sur la place de l’être humain dans l’économie, d’autre part. La troupe est constituée d’acteurs japonais et français, ce qui permet d’alterner les langues de manière parfois inattendue, comme pour ce couple franco-japonais où chacun parle la langue de l’autre. Leur jeu fait penser aux mangas : la chef de service hurle en tapant du pied, l’employé s’écrase avec force courbettes… mais peut-être cela correspond-il en fait tout bêtement à la réalité de la culture d’entreprise japonaise ? J’avoue que je suis très ignorante en la matière.

Je ne regrette en tout cas pas de m’être mis ce coup de pied à l’arrière-train ! Après quelques pseudo-échecs, cette pièce était idéale : des langues, de la philosophie, de l’humour et un jeu dynamique, tout pour plaire ! Finalement, la mondialisation culturelle a parfois du bon !

fab-


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•  Intégrale… enfin presque

Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Chaque année, le théâtre du Nord-Ouest présente l’intégrale des pièces d’un auteur. Cette année, c’était le tour d’August Strindberg, qui m’était à peu près inconnu jusqu’alors. Heureusement, une collègue fan de cet auteur suédois m’a conseillée (mais un peu tard : les représentations se terminaient dimanche dernier).

Je suis donc allée voir, la semaine dernière, « Mademoiselle Julie », réputée la plus légère de ses pièces. Et en effet, le conseil était judicieux : j’ai passé un excellent moment ! La représentation dure deux heures, dans une petite salle très intimiste : les trois acteurs jouent au même niveau que les spectateurs, au milieu d’eux (des banquettes sont disposées en carré autour de la « scène », non matérialisée), allant presque jusqu’à les frôler dans leurs déplacements. Quelle performance ! D’autant plus que l’actrice qui jouait Mademoiselle Julie était malade, et visiblement à bout de force à la fin de la pièce…

Quant à la pièce, je l’ai trouvée d’une actualité déroutante, pour une intrigue se déroulant à la fin du XIXe siècle : sous le prétexte d’une coucherie entre la fille du maître de maison et un de ses domestiques, la critique des rapports dominés / dominants (riches / pauvres, mais aussi cultivés / illettrés ou hommes / femmes) est virulente. Faire réfléchir tout en faisant rire (jaune, parfois), ce peut être une gageure, mais elle est réussie par A. Strindberg dans cette pièce !

Et puisque désormais je connais ce théâtre d’art et d’essai, je tâcherai de suivre leur prochaine intégrale !!

fab-


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•  Noir c’est noir !

Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Cela faisait longtemps que je n’étais pas allée au Centre Pompidou en nocturne… alors une exposition toute noire, c’était l’occasion ! En effet, jusqu’au 7 mars, Beaubourg expose Pierre Soulages, peintre rodézien bien connu pour ses monochromes noirs.

Si le principe d’un tableau uni m’attire moyennement, je l’avoue, j’avais bien envie de constater par moi-même si les dires d’Arts magazine, qui conseillait vivement l’exposition, étaient mérités. Et ils l’étaient ! Je suis certes restée un peu sceptique quant au concept d’« outre-noir » inventé par l’artiste pour décrire ses recherches sur sa couleur fétiche, mais il est vrai que les effets de matière obtenus en mixant les types de peinture (acrylique, gouache, encre, brou de noix…) reflètent la lumière superbement. Certains m’ont beaucoup plu, malheureusement, je crains que la photo (sur écran, en plus !) ne rende pas grand-chose : il faut vraiment voir ces tableaux en situation et pouvoir bouger face à eux pour se rendre compte !

En tout cas, cela m’a encore plus donné envie (s’il était besoin) d’aller à Conques, visiter l’abbaye Sainte-Foy, dont P. Soulages a conçu les vitraux. Hélas, je crains que cela ne soit pas avant plusieurs mois… mais qui sait, un jour je vous reparlerai de cette fameuse lumière noire !

fab-


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•  Filmer le débarquement avec 3 personnes

Il y a 17 ans dans Le Blog, Vidéo - 1 commentaire

Voici une superbe démonstration de ce que l’on peut faire aujourd’hui avec un peu de matos et beaucoup de temps.
Qui relève le défi en faisant la même chose tout seul ?

fab-


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•  Double face

Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Note pour moi-même : la prochaine fois que je pense à me promener dans un quartier « branché », vérifier d’abord si, par hasard, ce ne serait pas le Nouvel an chinois, ou le carnaval… Ceci dit, cela peut aussi être pratique quand on n’a pas beaucoup de temps et qu’on veut voir le plus de choses possibles !

Dimanche après-midi, que je pensais n’être banalement que la St Valentin, donc un jour plutôt calme, j’étais dans le Marais, pour assister au concert de Yom. Avant de pouvoir accéder au très sécurisé musée d’Art et d’histoire du judaïsme, il a toutefois fallu attendre que le cortège de l’année du Tigre ait fini de passer. Je n’avais jamais eu l’occasion de voir ce défilé annuel, et j’avoue que j’ai été un peu déçue. Les pétards et dragons sont certes pittoresques, mais j’ai trouvé que les participants manquaient de spontanéité et, partant, d’enthousiasme.

Heureusement, le concert était, lui, très enthousiasmant ! Le clarinettiste avait invité trois musiciens pour jouer trois duos : un joueur de cymbalum, un violoncelliste et un pianiste. Les trois parties du concert étaient très différentes, tantôt très introspectives, tantôt très fantasques, à l’image de la musique klezmer, finalement… Et ce qui m’a le plus surprise, c’est la personnalité de Yom : je l’ai trouvé très humble, pour quelqu’un dont l’avant-dernier album s’intitulait « New king of klezmer » !

Et pour m’aider à me remettre de ces bouffées de nostalgie yiddish, à la sortie, les Chinois avaient laissé la place aux Brésiliens et à leurs plumes de carnaval ! Finalement, mon après-midi calme s’est donc transformé en sortie haute en couleurs !

fab-


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•  La Boitazik de Mr Brown II

Il y a 17 ans dans Le Blog, Musique - 2 commentaires

Je dis « F » comme Février, Funky, Filou, Fondamental ou comme …

Féfé ~ Ancien du Saïan Supa Crew

Flow Dynamics feat. Sunny Amorganda ~ At the Speakeasy

Feloche ~ Darwin Avait Raison

Featurecast ~ Rock Ya Body

De quel film est tiré le clip ci-dessus  ?

fab-


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•  La Russie dans tous les sens

Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Hier, j’ai eu la chance de pouvoir combiner le plaisir des yeux et celui des oreilles… Deux heures à la salle Pleyel, que demander de mieux pour une veille de St Valentin ?

Dans la série des concerts russes organisés cette année par la salle, l’orchestre national du Capitole de Toulouse jouait une (très) courte œuvre de Chostakovitch, suivie de deux œuvres de Rachmaninov, un de mes compositeurs chouchous. L’orchestre est réputé pour la qualité de son travail, il n’a pas failli à sa réputation. Je ne connaissais ni les danses symphoniques, ni la rhapsodie jouées hier, mais une fois de plus, les cuivres et percussions se mariaient extraordinairement bien aux violons. C’est sûr, je suis définitivement fan de la musique russe du XIXe siècle !

Mais le plaisir des yeux, me direz-vous ? Par le plus grand (heureux) hasard, j’étais assise derrière la scène cette fois-ci, c’est-à-dire… face au chef d’orchestre ! Et je dois l’avouer, j’avais certes pris ces places pour la musique, mais aussi parce que je savais que c’était Tugan Sokhiev qui dirigeait… alors l’avoir en face de moi, quelle cerise sur le gâteau ! Le jeune (32 ans) chef russe (ossète, pour être exacte) est vraiment très expressif, très souriant quand il dirige, c’est un vrai régal de le regarder. Cela m’a presque donné envie de me remettre à la musique !

Alors je précise : c’est sûr, je suis définitivement fan de la musique russe du XIXe siècle… et de ses chefs du XXIe !

fab-


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•  Un diamant de papier

Il y a 17 ans dans De la confiture dans les oreilles, Le Blog - Aucun commentaire

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :

Il est vrai que je n’ai encore jamais parlé de livre sur ce blog. C’est avant tout parce que depuis que je l’ai créé, je n’ai rien lu qui m’ait emballée au point d’en faire un billet. Et puis, les livres et moi, c’est quand même une relation un peu intime, alors en parler en public, comme ça… C’est vraiment parce qu’on me l’a prêté, et donc qu’il ne m’appartient pas tout à fait, que je partage celui-ci !

Ru, de Kim Thúy, raconte par petites touches la vie de son auteur, partie du Viet-Nam à l’âge de dix ans pour immigrer au Québec. Il parle des plats vietnamiens, de la générosité des Canadiens, de son fils autiste, des camps de réfugiés en Malaisie, d’une grande famille, de voisins héroïques et de bien d’autres petits détails. La langue est simple, vivante, et on s’y plonge sans aucune difficulté.

Je l’ai lu dans le train et même si, pour l’instant, il n’existe pas encore en format poche, cela vaut le coup de donner 14€ à une petite maison d’édition comme Liana Lévi pour voyager : un retour Stuttgart-Paris en passant par Saigon et Montréal, que demander de plus ?

fab-


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