LE BLOG DANS L'HERBE
Actualité, agenda, coups de coeur, c'est ici que ça se passe !
Actualité, agenda, coups de coeur, c'est ici que ça se passe !
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Décidément, je n’arrive pas, ces temps-ci, à tenir le rythme des billets et c’est une fois de plus à un billet au bord de la péremption que vous avez le droit : la pièce ne se joue plus que jusqu’à demain… Oups ! C’est trop injuste, je vous l’accorde.
Cela faisait très longtemps que je n’avais pas assisté à une pièce d’Albert Camus et j’étais donc ravie de renouer avec cet auteur au théâtre de la Colline, jeudi dernier. Alors que la pièce « Les justes » avait été très controversée à sa sortie, en 1949, les critiques de cette mise en scène récente étaient toutes bonnes et vantaient le grand retour d’Emmanuelle Béart sur les planches (certaines mettaient toutefois un bémol à cause de l’interprétation de Wajdi Mouawad). J’y allais donc d’un pas confiant.
Je n’ai effectivement pas été déçue par E. Béart. Ni même par W. Mouawad, d’ailleurs… Mais la manière grandiloquente de réciter qu’avait le personnage de Boria m’a agacée. J’ai trouvé que ça sonnait faux, surtout comparé au sujet et aux autres acteurs. Quant à la mise en scène… ma foi, c’était très étrange : tous les acteurs regardaient le public, sans presque jamais se regarder entre eux, et, hormis quelques déplacements sans grand sens, restaient statiques. Le texte est certes très beau, mais cette sobriété de la mise en scène n’aide pas à le suivre ! Ma voisine s’est assoupie à quelques reprises, et j’avoue que j’ai parfois eu du mal à ne pas faire de même.
Enfin, ne vous y trompez pas : j’ai beaucoup aimé cette pièce et je vous recommande de profiter des deux dernières représentations pour en juger par vous-même !
fab-
Courts dans l’Herbe est présent sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à passer nous faire un petit coucou !
Vous pouvez nous suivre :
fab-

Voici une découverte intéressante : le court-métrage SPIDER.
Son jeune réalisateur : l’australien Nash Edgerton a un CV déjà bien rempli.
Entre 18 et 20 ans, Edgerton débuta dans le cinéma en tant que cascadeur professionnel dans des films comme Street Fighter ou Power Rangers, le film (fallait bien commencer quelque part…) pour enchaîner avec Dark City, La Ligne rouge, la trilogie Matrix et récemment Solitaire (pour être plus précis, il a déjà collaboré à près d’une centaine de films (pour le cinéma et la télévision) . Parallèlement, il fit ses premières expériences en tant que réalisateur avec le court métrage Loaded (1996). Mais c’est Deadline (1997) qui lui permis de se faire un peu remarquer et de remporter un prix à Tropfest. Il réalisera ensuite quelques clips et d’autres courts (dans lesquels il assurera presque à chaque fois la production, le montage, le rôle principal et la plupart des cascades). Il vient de réaliser son premier long-métrage : The Square.
Si Nash Edgerton est intéressant en tant que jeune réalisateur, c’est pour sa jolie maîtrise du plan séquence et de la cascade, son utilisation élégante du cinémascope, et la modération avec laquelle il utilise les paroles et la musique (principalement dans les courts Lucky et Spider). En voyant ses films, on pourrait peut-être lui reprocher de ne pas toujours être assez objectif, de s’attacher un peu trop à l’aspect technique et de livrer des twists quelques fois prévisibles, mais pour un réalisateur qui s’essaie, les résultats sont carrément honorables.
Source : Cut la Revue

Il est rare de tomber sur un court mélangeant du gore, du sexe, un nain déguisé en souris, un obèse maniant le katana, 6 bombes armées jusqu’au dents, une nymphomane septuagénaire et un asiatique en t-shirt rose. Ce court-métrage complétement barré l’a fait ! réalisé par Quarxx
fab-

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Cette semaine est une semaine musicale et s’annonçait donc plutôt gaie, avec quatre concerts totalement différents : lundi afrobeat, mercredi rock, vendredi classique et demain jazz. Ce fut aussi une semaine de découverte : celle du Casino de Paris… ce qui plombe tout de suite la note de gaieté.
Lundi était le grand jour de ma rencontre avec Femi Kuti. Si je n’aurai hélas jamais l’honneur de voir Fela, mort en 1997, j’avais déjà eu l’occasion d’admirer Seun deux fois, avec un bonheur non dissimulé. J’attendais donc avec impatience cette rencontre d’un autre membre de la famille. Et je ne fus pas déçue par Femi ! Certes moins sulfureux que son père et moins sensuel que son petit frère, il est néanmoins plus subtil et j’avoue que, des trois, c’est sa musique que je préfère (le son de Femi avec la vue de Seun, et je serais aux anges…). Ce que j’aime enfin dans les concerts d’afrobeat, c’est le plaisir d’admirer des danseuses qui, pour une fois, sont loin d’être anorexiques : ça donne envie de cultiver ma cellulite, même si je sais bien que jamais je n’arriverai à la rendre aussi sensuelle ! Seule note négative dans cette soirée : le réglage du son. Les cuivres étaient beaucoup trop forts et cachaient toutes les basses, voire la batterie… Mais je suis sortie en me disant que c’était dû au fait que j’étais sur le côté et que je ne referais pas la même erreur.
Deux soirs plus tard, autre concert, autre ambiance : les Cowboys fringants œuvraient, toujours au Casino de Paris. Alors que lundi, j’avais attendu plus d’une heure avant que le concert ne commence, mon arrivée 5 minutes plus tard mercredi m’a fait louper le début. Tabernacle ! Nos amis québécois sont ponctuels ! (grand bien leur fasse : je peste toujours contre les horaires parisiens…) Ils sont également très actifs sur scène : violoniste, bassiste, guitariste, ça sautillait dans tous les sens. C’était le chanteur le plus calme ! Cette fois, j’étais donc en face de la scène, pensant bénéficier d’une meilleure acoustique. Las… Les aigus étaient encore saturés et on n’entendait à peine les basses. J’avais oublié mes boules Quiès, et je l’ai amèrement regretté : parfois, le violon saturait tellement que j’en avais les dents qui grinçaient, et j’ai fini le concert avec les doigts dans les oreilles. Inutile de préciser que, du coup, on ne comprenait pas très bien les paroles : heureusement que je connaissais tout par cœur !
Ces deux concerts étaient au départ fort différents, mais ils avaient deux points communs : les musiciens étaient tous excellents, avec un jeu de scène énergique… mais desservi par une acoustique et des réglages pourris. Je retourne au Casino de Paris en mai, pour le concert de Toumani Diabaté (j’espère que la kora passera mieux…), mais c’est décidé, après ça je boycotte la salle ! Il n’y a vraiment aucun intérêt à payer pour écouter la musique qu’on aime dans ces conditions (sans compter qu’à ce rythme-là, la musique, je ne l’entendrai même plus !). Ou alors je suis devenue vieille, trop habituée au moelleux de mon canapé et à la balance parfaite de mon ampli…
fab-
Création du réalisateur Patrick Jean & Matias Boucard pour OneMoreProduction, PIXELS nous présente l’invasion du monde par des pixels.
Montée sur la bande son L.A. Trumpets des Naïve New Beater, on y retrouve notamment des grands classiques de l’époque 8-bit et même antérieur comme Space invalders, Pac-man, Bomberman, Donkey Kong ou l’on voit apparaitre pour la première fois Mario, appelé alors Jumpman, PONG et le fameux Breakout…
Un court très bien réalisé qui vous donnera la nostalgie des jeux vidéos d’autrefois.

Alors que Bilbo le Hobbit est actuellement entre les mains du surdoué Guillermo del Toro avec un budget estimé autour de 200 millions de dollars, c’est un film réalisé par des fans avec un budget de seulement 3.000 livres sterling qui donne aux amateurs de Tolkien de quoi patienter. The Hunt for Gollum, est un moyen métrage d’une incroyable qualité et démontre que le cinéma amateur a un avenir radieux devant lui.
L’oeuvre dure 40 minutes. Réalisée sans but lucratif, elle a été produite sans l’autorisation expresse de Tolkien Enterprises, ni de Peter Jackson, New Line , HarperCollins ou les autres ayants droits du Seigneur des Anneaux, livres ou films. « Cette oeuvre est produite uniquement pour notre plaisir, non rémunéré, et pour celui des fans de Tolkiens », préviennent en préambule les fans qui ont réalisé The Hunt of Gollum, une histoire imaginaire basée sur les personnages de Tolkien et inspirée de l’adaptation qu’en a faite Peter Jackson au cinéma.
Le résultat, diffusé en exclusivité sur Dailymotion en haute-définition, sous-titré en français, est d’une qualité à peine croyable pour un budget de production de seulement 3.000 livres sterling (environ 3350 euros). Les acteurs, les costumes, l’ambiance sonore et visuelle du court métrage ressemblent beaucoup à la trilogie néo-zélandaise. Le réalisateur Chris Bouchard explique à la BBC que l’essentiel du budget est passé dans les costumes, le maquillage et quelques accessoires qu’ils n’avaient « pas pu avoir gratuitement, mendier, emprunter ou voler ».
Le reste a été accompli par une équipe de 160 artistes bénévoles, dont 60 pour les effets spéciaux, qui ont travaillé à distance sur Internet. « Je pense que nous avons essayé de simuler une vraie production professionnelle même si tout le monde le faisait pour le plaisir dans leur temps libre », se réjouit Bouchard. « Nous avons essayé de relever la barre de ce qu’il est possible de faire avec un petit budget ».
Pour éviter au mieux les conflits de droits, le film se situe entre Bilbo le Hobbit et la Communauté de l’Anneau, ce qui évite de porter à l’écran l’œuvre écrite par Tolkien. Dans le film, Gandalf et Aragorn partent à la recherche de Gollum, qu’ils soupçonnent de détenir des informations sur l’Anneau. Ils veulent éviter qu’il soit capturé par l’ennemi.
Cependant si l’histoire réinventée était par nature libre de droits, les personnages sont eux-mêmes couverts par le droit d’auteur, voire par le droit des marques. « Nous sommes entrés en contact avec Tolkien Enterprises et nous avons eu un accord avec eux, que tant que nous serons totalement sans but lucratif, nous n’aurions pas de problème », assure cependant Chris Bouchard. « Nous devons être attentifs à ne pas manquer de respect à leurs droits de propriété intellectuelle. Ils soutiennent la manière dont les fans expriment leur enthousiasme ».
Une position qu’a toujours tenu également George Lucas face aux multiples fan-films adaptés de Star Wars.
fab-