LE BLOG DANS L'HERBE
Actualité, agenda, coups de coeur, c'est ici que ça se passe !
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Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Il devait être écrit que, cette année, je n’irais pas voir de pièce de William Shakespeare « classique » ! Après une mégère assez peu apprivoisée, c’était au tour, dimanche après-midi, de Richard II de se faire un peu malmener… Enfin, « mal »-mener, peut-être pas. Plutôt bousculer. Et pour mon plus grand bonheur !
Grâce au théâtre de la Ville, j’ai ainsi pu faire d’une pierre deux coups : découvrir une nouvelle œuvre du grand maître élisabéthain et voir enfin la troupe du Berliner Ensemble, si chère à mon cher Bertolt (Brecht) ! Cette dernière reprenait en effet la pièce, dans une traduction allemande un peu écourtée. Tous les ingrédients pour me plaire, donc !
Il faut l’avouer, toutefois, même un peu secoué, W. Shakespeare, c’est long (trois heures, en l’occurrence). Mais si les débuts ont été difficiles, le temps a finalement passé relativement rapidement et j’ai été surprise d’applaudir les acteurs aussi vite ! Ce qui a été le plus étrange, en fait, c’est que, à aucun moment, le fait que des acteurs habillés en costumes actuels parlent en allemand d’un royaume d’Angleterre de l’Ancien régime ne m’a perturbée. C’est sans doute là tout l’apport du Berliner Ensemble, que B.Brecht voulait ancré dans la vie réelle et contemporaine. Pari réussi !
fab-

Vous vous demandez qui est cet inconnu assis en face de vous qui regarde par la fenêtre. Chaque fois que vous tentez de regarder dans sa direction vous croisez son regard. Gêné vous baissez les yeux.
On ne dévisage pas les gens. Il se demande la même chose. Pourtant vous ne le reverrez jamais.
C’est l’inconnu du métro.
Site : linconnudumetro.wordpress.com
fab-
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Depuis le 12 mars, et jusqu’au 1er août, le musée Jacquemart-André poursuit son exploration de l’Empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais : après les peintres flamands, c’est ainsi au tour de peintres espagnols d’être exposés, par le biais de la collection d’un riche Mexicain, Perez Simon.
Hormis Velazquez et Dali, je ne connaissais jusqu’à peu pas grand-chose à la peinture ibérique, mais un récent cours du soir au Louvre m’avait ouvert quelques perspectives en la matière. J’avais donc bien envie de profiter de l’horaire exceptionnellement nocturne, le lundi, pour aller voir cette expo (mon principal reproche envers ce musée est en effet que, en dehors de ce genre de grandes expositions, leurs horaires obligent les travailleurs dont je suis à se frotter à la foule du week-end…).
Finalement, Arts magazine en a décidé autrement, en conviant ses abonnés à une soirée privée au musée, avec petits fours et conférence de l’un de leurs chroniqueurs (j’allais dire « ma chronique préférée », mais en fait elle est à égalité avec l’ancienne « Chronique du néophyte »). J’ai donc sauté sur l’occasion !
Après quelques péripéties techniques (quand on n’a pas de tête, on a un e-mail et une interlocutrice de bonne volonté…), j’ai donc pu profiter de conditions privilégiées pour admirer quelques tableaux dont le conférencier de l’école du Louvre nous avait parlé (le « Saint Jérome » de Jusepe de Ribera qui fait l’affiche, ou l’« Immaculée conception » de Bartolomé Murillo, par exemple), mais aussi revoir avec plaisir des tableaux de Joaquin Sorolla, que j’avais découvert au Petit Palais début 2007, ou découvrir une œuvre de Salvador Dali que je ne connaissais pas (cf. ci-dessus : « L’ascension du Christ ») et qui m’a laissée bouche bée (je ne suis pourtant pas particulièrement attirée par ce peintre, d’habitude).
Comme son titre l’indique (« Du Greco à Dali »), le programme est vaste et permet de réconcilier les amateurs d’art abstrait et ceux qui ne jurent que par le classicisme. Il vous faut aller admirer ces tableaux ! Malheureusement, vous n’aurez pas la chance d’écouter Christian Monjou vous parler d’eux avec fougue et brio. Du coup, je le crains, l’admiration risque de manquer un peu de passion…ì
fab-
4/16 PROD ce sont 2 jeunes réas Julien Lacombe & Pascal Sid qui ont démarré en 2000 avec un film d’épouvante Benjamin, suivi d’un peplum fantastique, le peuple ancien. C’est en 2002 avec le court HK qu’ils sont remarqués : le court métrage est édité en DVD aux états-unis et fut élu meilleur court métrage d’arts martiaux de l’année 2003 par Kungfucinema.com, site incontournable aux USA. Près de 8 ans plus tard, le film a encore de belles qualités même si sa promesse d’action sans interruption nous fait aujourd’hui sourire.
Ils ont enchainé avec 6 Hours, un moyen métrage réalisé en 2003 avec le concours d’une multitude de cascadeurs et réalisé dans des conditions particulières. La plupart des scènes ont été tournées sans aucune autorisation, et le budget total est resté ridicule par rapport au rendu visuel final. Il fut distribué en 2004 en DVD par un petit éditeur vidéo aujourd’hui disparu.
Derniére réalisation en date de la Team., le Le Sixième Homme est pourvu d’un gros casting, d’une belle réalisation. Pas de doute Julien et Pascal sont prêts pour le long !
Le Sixième Homme (2006) Écrit et réalisé par Julien Lacombe & Pascal Sid
El Derechazo (2004) réalisé par Julien Lacombe & Pascal Sid
El Derechazo est un court métrage écrit et produit par les producteurs de Cigale Productions. Nous l’avons réalisé dans les limites de ce qui nous était permis, en une semaine de tournage. Une belle expérience qui nous a ouvert les yeux sur l’importance d’avoir un scénario sans faille. A quoi bon avoir dolly, grues, steadycam si le scénario ne tient pas la route ? Le film a couté 100 000 euros et a été tourné fin 2004 dans les studios historiques de Tabernas, près d’Almeria dans le sud de l’Espagne.
Derrière les Murs, un projet qui date et qui devra surement trouver un autre titre, est désormais en préparation . Le tournage est fixé au 31 mai et se terminera à la mi juillet. Les prises de vue auront lieu en Auvergne et dans le Poitou Charente. Dans le rôle principal : Amira Casar.
Le film se tournera en stéréoscopie ( en relief). Je laisse aux spécialistes le soin de déterminer il sera le premier film français en relief ….Un défi à la mesure de leurs envies, et aussi une difficulté en plus à gérer. L’avenir dira si le pari était pertinent ou non.
source : http://www.sid-lacombe.com/

Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Après le spectacle de non-danse de jeudi soir avant-dernier (oui, le temps a subi quelques distorsions ces deux dernières semaines… toutes mes excuses), la soirée de vendredi s’annonçait un peu plus enthousiasmante, avec deux créations du chorégraphe hip-hop Mourad Merzouki, dansées par une troupe brésilienne, la Compagnie Käfig. Et ce fut en effet très enthousiasmant.
Je ne connais pas d’autre œuvre de M. Merzouki, mais ces deux-là avaient un thème, dont la lecture était très claire : courir, dans la première (intitulée « Corriera ») et l’eau dans la deuxième (« Agwa »). A l’entracte, nos voisins de derrière étaient déçus, évoquant une chorégraphie de la performance, sans subtilité et trop masculine (la Cie Käfig est exclusivement composée d’hommes). Pour ma part, j’ai trouvé au contraire que les mouvements étaient plutôt harmonieux, et il me semble que le hip hop a forcément une part de performance physique, mais bon… La deuxième partie était quand même nettement plus fluide, c’est vrai ! Le jeu avec l’eau s’intègre bien dans la chorégraphie (pas comme chez Pina Bausch !) et ajoute une touche de poésie qu’on pourrait effectivement reprocher au hip hop de ne pas avoir…
Plus je vais voir des spectacles de danse et plus je m’intéresse aux conversations des spectateurs quand ils sortent de la salle, et ce spectacle-là était très intéressant de ce point de vue ! Chacun cherche à donner un sens à ce qu’il a vu, avec ses références propres et souvent la volonté de montrer qu’il a davantage de culture et de sens critique que son voisin… Finalement, j’ai l’impression que beaucoup en perdent tout le plaisir de voir tout simplement quelque chose de beau et de repartir avec des images dans la tête…
fab-
Article tiré du blog De la confiture dans les oreilles :
Mercredi dernier, après avoir distribué des légumes bios (note pour moi-même : faire un petit billet sur l’AMAP, un de ces quatre…), je suis allée voir, à Asnières, une reprise de morceaux choisis de Pierre Desproges, jouée par un acteur de la Comédie française (Christian Gonon).
La pièce s’intitulait « La seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute » et reprenait à la fois des chroniques de la haine ordinaire et des minutes de Monsieur Cyclopède, dans un ordre aléatoire (visiblement, l’acteur aime aussi Woody Allen, parce qu’il en était souvent question…) et avec une mise en scène parfois surprenante (trois chaises, une valise et une carafe de vin…). Mais le résultat final était très intéressant, même si bien sûr rien ne remplacera jamais l’humoriste. En tout cas, j’ai découvert quelques textes et rit avec plaisir à ceux que je connaissais déjà.
Finalement, ce qui était très intéressant, c’était, une fois de plus, le public ! Un certain nombre de personnes sont parties avant la fin et mes voisins jouaient les choqués à chaque fois que le mot « cancer » était prononcé. Cela m’a beaucoup étonnée, j’avoue ! A quoi s’attendaient-ils ? Remarquez, cela prouve que je ne suis pas la seule à aller voir des spectacles sans savoir vraiment de quoi il retourne !
fab-
Revoilà le Printemps ! Bonne occase pour une fournée de news et de sons old school… C’est parti :
YOU & ME – Last night
GAUDI – Bad boy bass
DANDY LIVINGSTONE – suzanne beware of the devil
BORN JAMERICANS – Warning Sign Remix
PALOV & MISHKIN – et de clarinete
PHYLLIS DILLON – Me & You Even Vulcans Cry remix
fab-

vient de gagner l’oscar du meilleur court-métrage à Hollywood !
De quoi ça parle ?
Une course poursuite effrénée, des animaux sauvages lâchés dans la ville, l’affaire tourne à la prise d’otages… Étrange effet vraiment, que de voir ainsi les signes contemporains du libéralisme marchand s’incarner et s’entretuer. Un cauchemar où défilent Haribo, Avis, Master Card, EMI… mais aussi des logos historiques tels que la RAF de Baader et Meinhof ! Preuve que tout est devenu label, marque de fabrique…
Au total 2500 logos apparaissent. La quasi-totalité des grandes marques sont au générique sans qu’on leur ait demandé leur avis. Un film d’ailleurs sélectionnée et primé (Oscar, Grand Prix de la Semaine de la critique) au dernier festival de Cannes et à Hollywood, signé par H5, un collectif de graphistes déjà remarqués avec le clip fameux d’Alex Gopher, The Child, Massive Attack, Röyksopp, qui signe aujourd’hui son 1er court métrage (17 mn) .
« Ni ode, ni entreprise de dénonciation, LOGORAMA prend acte du fait qu’on vit dans un monde de marques», souligne Ludovic Houplain (cofondateur des H5) dans Stratégie. « Le logo est certainement une des dernières vaches sacrées occidentales », note Stephane Kooshmanian, de la société Addict, qui produit les H5 en France.
Logorama va continuer à être montré, comme c’est le cas depuis cet été, dans les festivals. Des projections sont aussi organisées dans les agences de publicité (Euro RSCG C&O, TBWA Paris …) et dans divers lieux culturels, comme au musée des Arts décoratifs, à Paris.
